Extrait du grand Evangile de Jean de Jacob Lorber Tome8
CH25 : Les activités des trois corps de l’homme.
1 : Je dis : En toute chose vous pouvez remarquer trois aspects distincts : Le premier est la
forme extérieure sans laquelle aucune chose, aucun objet ne pourrait être pensé ni avoir d’existence réelle.
Le deuxième est à l’évidence le contenu des choses et des objets : sans lui, elles n’existeraient pas davantage et n’auraient pas non plus
de forme extérieure.
Le troisième, c’est une force intérieur inhérente à toute chose, qui fait tenir ensemble son contenu et constitue son essence proprement dite.
Et parce qu’elle fait le contenu et par suite également la forme extérieure des choses, cette force est l’essence fondamentale de toute existence quelle qu’elle soit, et sans elle, les êtres et
les choses ne seraient pas plus concevables que s’ils n’avaient ni contenu ni forme extérieure.
2 : Ces trois aspects peuvent fort bien être distingués car la forme n’est pas le contenu, et le contenu n’est pas la force qui le conditionne. Pourtant, ces trois éléments ne font qu’un, car s’il n’y avait pas de force, il n’y aurait pas de contenu, et donc à coup sûr pas de forme.
4 : Notre âme, pour exister d’une manière certaine et définie, elle doit avoir une forme extérieur celle d’une être humain. La forme extérieure est
donc ce que nous appelons le corps ou la chair, qu’ils soient encore matériels ou d’une substance déjà plus spirituelle.
Mais si l’âme, donc l’homme, existe selon la forme, elle doit avoir aussi un contenu correspondant à cette forme extérieure. Ce contenu, le corps intérieur de l’âme, est son être propre, donc
l’âme elle-même.
5 : Mais si tout cela existe, la force à l’origine de l’âme tout entière existe aussi, et c’est l’esprit, qui est finalement tout, puisque sans lui, il ne saurait y avoir de substance, et sans celle-ci, pas de corps et donc pas de forme extérieure .
6 : Quoique ces trois personnes bien distinctes ne forment en somme qu’un seul être, il faut bien que l’on puisse les nommer et les connaître séparément.
7 : Dans l’esprit ou essence éternelle, demeure l’amour, force à l’origine de tout, intelligence suprême et volonté la plus ferme ; tout cela ensemble crée la substance de l’âme et lui donne sa forme, l’essence du corps.
8 : Une fois que l’âme, c’est-à-dire l’homme existe selon la volonté et l’intelligence de l’esprit, celui-ci se retire au plus profond de l’âme et, selon la volonté libre qui est comme détachée de lui, et une intelligence libre en quelque sorte autonome, que l’âme s'assimile tant à travers ses perceptions extérieures que par la prise de conscience intérieure, et quelle perfectionne de telle sorte que cette intelligence perfectionnée semble être son œuvre.
9 : Et c’est grâce à cet état de choses nécessaires où l’âme se sent comme séparée de son esprit, qu’elle devient capable de recevoir une révélation, aussi bien extérieure qu’intérieure. Si elle la reçoit, l’accepte et s’y conforme, elle commence à s’unir avec son esprit, qui fait alors passer en elle sa liberté sans limites, tant par ce qui est de l’intelligence et de la liberté de volonté qui résulté de cette intelligence lucide, qu’en ce qui concerne le pouvoir de mettre en œuvre tout ce qu’elle comprend et veut.
10 : Vous comprendrez donc que l’âme, bien qu’étant la pensée de l’esprit transmutée en substance vivante, donc au fond l’esprit lui-même, puisse malgré tout être considérée comme une chose distincte issue de l’esprit, sans pour autant être autre que l’esprit lui-même.
11 : L’âme en tant qu’individu, est aussi revêtue d’un corps extérieur qui apparaît en quelque sorte comme troisième personne. Le corps sert l’âme en tant qu’elle est la manifestation extérieure de l’esprit en elle, et son but est de tourner vers l’extérieur l’intelligence et la volonté de l’âme et de leur fixer des limites, et ensuite seulement de chercher et à coup sûr de découvrir l’aspect illimité de l’intelligence de la volonté et de la force véritable qui est en celle-ci, pour devenir par là, en union avec l’esprit qui demeure le seul être véritable de l’homme, un tout unifié parfaitement individualisé et autonome, infiniment glorieux.
14 : Dans les écrits des prophètes, comme vous le savez désormais tous fort bien, il est dit que moi, Jésus, le Christ également appelé fils de l’homme, je suis le vrai Dieu, bien qu’il soit désigné sous d’autres noms tels que Père fils et Esprit. Pourtant, Dieu dans sa gloire est une personne unique sous une forme humaine parfaite
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