Extrait du Grand Evangile de Jean Tome7 de Jacob Lorber
CH132 ,10 : Le Seigneur et la mendiante.
Je dis : En vérité, je ne peux pas te juger et encore moins te punir, même si j’en ai largement le
pouvoir ; mais ta faute est d’avoir moins de goût pour un travail un peu pénible que pour cette existence désordonnée et sans but !
C’est principalement pour cela que tu es si pauvre aujourd’hui, et, si je te l’ai reproché, c’est afin que tu te corriges enfin sérieusement ; car Dieu ne vient pas en aide aux cœurs
irrésolus. As-tu jamais vraiment prié Dieu en toute confiance afin qu’il te vienne en aide ?
La mendiante : Ah, ami, ne me parle pas de ce Dieu sourd et
impitoyable des juifs, car une pierre nous entendrait mieux que lui ! Quand je crie aux gens pour qu’ils me fasse l’aumône, malgré leur peu de cœur, ils me remarquent et me donnent quelques
sous pour manger ; mais ton Dieu, lui, est plus sourd qu’une pierre !
Je dis : Oh, il n’est certainement pas cela ! Mais tu ne l’as jamais vraiment reconnu et, faute de croire
en lui, encore moins aimé, et c’est pourquoi tu ne lui as jamais adressé une vraie prière afin qu’il te sorte de ta misère. Et si Dieu t’a frappé d’une telle misère, c’est justement pour que tu le
cherches ; au moment où tu y songe le moins, il vient à ta rencontre afin de te sauver, et tu dis encore que Dieu est plus dur et plus sourd qu’une pierre !
Vois-tu, tu ne rends pas justice à Dieu, et pourtant, il ne te condamne pas, mais il veut te sauver, matériellement et moralement, afin que tu ne sois pas
irrémédiablement perdue, même dans ton âme !
Par estaran
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Publié dans : Lorber
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