Samedi 19 juillet 2008

EXTRAIT DU GRAND EVANGILE DE JEAN TOME3 DE JACOB LORBER

T3 CH215,1 : Les péchés contre la chasteté.

Je dis : Si la vie d’un homme
n’est pas une simple plaisanterie, mais une chose sérieuse et sacrée, l’acte par lequel il naît ne peut être lui non plus une bagatelle, mais uniquement une chose sérieuse et sacrée. Comprends bien le principe, et tout s’éclairera bien vit de soi-même ! Ce ne sont pas les agréables sensations de l’acte elles-mêmes qui doivent le motiver, mais uniquement le fait de concevoir un être humain !

Si tu comprends cela, tu découvrira bientôt que les sensations agréables ne sont qu’un phénomène accessoire qui rend possible dans la nature de la chair, l’œuvre d’incarnation. Si c’est le motif essentiel qui te pousse, tu peux agir, et tu ne seras pas pécheur ! Cependant, pour être en règle, il faut encore prendre en considération bien d’autres choses.

Ce acte ne doit pas être accompli en dehors du véritable amour du prochain ; or, un principe essentiel du véritable amour du prochain dit : Ne faites pas à votre prochain ce que vous n’aimeriez pas qu’il vous fasse !

Qu’éprouverais-tu si un homme par ailleurs parfaitement sain venait, poussé par le besoin de procréer avec une vierge, et concevait par force un fruit avec ta fille ? ! Vois-tu, tu serait plein d’une terrible colère contre un tel scélérat, et tu ne le laisserais pas s’en aller sans l’avoir châtié aussi durement que possible !

Pourtant, cet homme n’aura pas péché contre la chasteté, parce qu’il aurait véritablement été poussé par la nécessité de ne répandre sa semence hors d’un récipient adéquat, ce qui aurait coupé le fil d’une existence humaine. Pourtant, l’acte n’en est pas moins fautif par ailleurs, parce que le véritable amour du prochain a subi par là un coup très violent !

Suppose que tu te sentes toi-même poussé à cet acte sérieux dans un pays étranger, que tu rencontres dans la campagne une femme mariée, que tu la persuades, par l’argent et la parole, de satisfaire ton besoin et que cette femme y consente, tu n’aurais ainsi commis aucun péché contre la chasteté, même si cette femme était l’épouse légitime d’un autre.

Mais si tu avais alors songé de quels graves et noirs soupçons et de quelles persécutions cette femme allait être l’objet quand son mari lui dirait : Femme, explique-moi qui a déposé en toi sa semence, puisque je ne t’ai pas touchée depuis tel moment !

Vois-tu, tu aurais ainsi commis un grave péché contre l’amour du prochain en détruisant la paix domestique d’un couple ! Car tu aurais toujours pu réserver la satisfaction de ton désir, même sérieux et non pas dicté par une passion libidineuse, pour une occasion plus propice !

Tu vois par là que dans de tels actes par ailleurs tout à fait honnêtes et non contraires à la véritable chasteté, un homme doit aussi prêter attention à toutes les autres circonstances humaines accessoires, s’il ne veut pécher contre quelque autre loi.
Cependant, un homme peut tout aussi bien, et plus encore, se rendre coupable de luxure avec son épouse qu’avec une prostituée.
Car avec une prostituée, il n’y a plus rien à corrompre, parce que tout est déjà corrompu ; mais l’on peut exciter exagérément une épouse et la pousser ainsi à une concupiscence passionnée qui peut alors faire d’elle une prostituée bien pire qu‘une femme non mariée.

Mais celui qui couche avec une femme non mariée pèche contre la chasteté, parce que son acte a pour seul motif la satisfaction de sa lascivité et non la conception d’un être humain, et ne peut avoir d’autre motif, car le simple bon sens doit lui dire qu’on ne sème pas le blé par les chemins.

Outre le péché contre la chasteté ordinaire, cependant, celui qui couche avec une prostituée commet aussi un péché envers sa propre humanité et celle de la prostituée, parce qu’il peut fort bien causer ainsi un grand dommage à sa propre nature, et qu’il renforce encore l’état de secrète possession de l’aveugle prostituée et la rend incurable, ce qui est là encore un péché contre l’amour du prochain.
 
De la même manière, celui qui couche avec une femme mariée devenue une prostituée est doublement pécheur, et quadruplement s’il est lui-même un homme marié, parce qu’il commet ainsi en outre un adultère.

Par estaran - Publié dans : Lorber - Communauté : Agora
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