TU SERAS CE QUE TU AURAS VOULU, RECONNU
ET AIME ET RIEN D'AUTRE
GRAND EVANGILE DE JEAN DE JACOB LORBER PREFACE 53
SERMONS INTRODUCTION "DES FLEUVES D'EAU
VIVE" "Un Cours en Miracles" Le péché
est défini Conversion d'un homme
Musulman L'amour de soi
qui trompe l'homme "D'Emanuel Swedenborg " Introduction "Jacob Lorber" INDEX GENERAL "JACOB LORBER"
LE PLAN de salut de Dieu "Bertha Dudde"
Dialogue sur l’Eveil
La matière existerait-elle
s'il n'y avait la puissance et
la volonté des esprits pour la créer,
la diriger et la préserver?
La quête de la vérité est la seule occupation qui rende l'homme heureux
Aime et tu vivras
Mais aime divinement
et ta joie sera parfaite
n'aime pas à cause de la joie
aime par amour
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Corps, esprit, principes de vie.
1 : Si l’on désire découvrir les profondeurs de l’enfer et les contempler, il faut d’abord chercher à le voir là où la lumière correspond aux possibilité de réception de l’œil, et, de ce point de vue on peut alors, grâce à une orientation spirituelle spéciale, tirer des conclusions . Si on veut procéder ainsi, il convient d’abord de prendre pour une vérité inébranlable le fait que les rapports de la vie et les manifestions qu’ils suscitent sont toujours les mêmes, sous le regard du Seigneur. Autrement dit :
2 : L’homme continue de vivre, par son esprit, dans l’au-delà exactement comme il vivait durant la vie de son corps sur la terre. Ce n’était en fait qu’une cohabitation ou une vie au moyen de son corps.
3 : On rétorquera : quelle étrangeté ! Cela ne semble pas correspondre à la réalité : la vie par l’esprit doit être quelque chose de tout à fait différent, et doit être pensée en des conditions nettement autres que celles qui régissent la vie naturelle du corps !
4 : Mais je réponds : celui qui parle ainsi n’a pas encore la moindre idée de ce qu’est en réalité la vie du corps selon la nature. Et je demande :
5 : Qui des deux vit pendant la vie du corps : le corps ou l’esprit ? Je pense que celui qui est capable de réfléchir un peu mieux, ne cherchera pas les principes de vie dans le corps, mais dans l’esprit seul. En effet, si les principes de vie se trouvaient dans le corps, celui-ci serait immortel. or, ceci n’étant pas le cas, le corps ne peut détenir le principe fondamental de la vie. Par conséquent ce principe ne peut être le fait que de l’esprit, qui est immortel. La vie du corps est donc uniquement conditionnée par celui de l’esprit. le corps dans son ensemble se comporte de façon passive et plutôt négative par rapport à l’esprit. Pour cette raison la vie du corps n’est qu’une vie parallèle agitée, exactement à la manière d’un outil prenant momentanément vie entre les mains de l’artisan qui le dirige. Dès que celui-ci le laisse tomber ou le met de côté, la vie parallèle avec l’outil et l’activité effective en résultant prennent fin.
6 : Et puisque le maître d’œuvre décide selon la nécessité du moment quel outil le servira au mieux, je pense qu’il est clair que les conditions du corps qui accompagne temporairement l’esprit dépendent de ce dernier, et non le contraire.
8 : En observant la manière dont un artisan se sert de son outil et si celui-ci vous montre le plan de l’ouvrage à exécuter, pouvez-vous raisonnablement dire : l’emploi des outils changera ce plan, et il en sortira finalement une œuvre différente que celle prévue ? Ne serait-ce pas insensé d’affirmer cela ? Sans doute, car ce qui se produit est l’effet de la volonté de l’artisan vivant, et non pas celui qui est dû à l’outillage passif.
9 : Il en va de même des conditions de vie de l’esprit et de ses relations avec son outil : le corps, qu’il s’en serve ou non. Et celui qui a l’intention d’explorer à fond l’enfer doit d’abord bien s’imprégner de la certitude que les circonstances de vie de l’esprit sont les mêmes, qu’il soit uni à un corps ou qu’il se manifeste dans un absolu désincarné. Car l’enfer est identique, point par point, qu’il se trouve dans le monde ou dans l’état purement spirituel . Il ne présente rien de plus ou de moins, sur la terre ou dans l’au-delà C’est en gardant ceci bien en mémoire que nous allons contempler son image et les effets qu’il produit en toute impartialité et clarté.
10 : Toutefois, afin de rendre plus compréhensible à chacun la véritable vue de l’enfer, nous attirerons votre attention sur la différence minime qui existe entre les conditions de vie naturelle de l’humanité et celles qui régissent la vie d’un esprit désincarné.
11 : Imaginez un menuisier ayant pour tâche l’exécution d‘un bahut. A cette fin il se sert de plusieurs outils qui vous sont familiers ; il travaille avec acharnement et termine son ouvrage au bout d’un certain temps. Pourquoi obéissant à son impulsion et pourquoi était-il si zélé ? Parce qu’il devait, pour des raisons pratiques et utilitaires, exécuter ce travail le plus rapidement possible. Autre question : quelle est l’origine même de cette impulsion ? Cette-ci est suscité par la faculté créatrice de l’esprit ? Comment cela ? l’esprit a la particularité de réaliser immédiatement de façon objective une idée, dès qu’elle a été conçue.
12 : Ceci est possible dans l’état purement spirituel, car dans l’au-delà, une pensée émise prend aussitôt vie. Par contre, lorsque l’esprit est lié au corps qui freine son élan, la réalisation de ses intentions est rendue beaucoup plus difficile du fait de la pesanteur de la matière. C’est pourquoi il est obligé de stimuler son outil, le corps et l’astreindre à exécuter des activités successives afin de matérialiser petit à petit son idée ; Ceci est voulu par le seigneur pour que l’esprit s’exerce, lors de toutes les occasions qui se présentent à lui durant la vie terrestre, à acquérir la qualité la plus indispensable à sa spiritualité : cette qualité, étant la mère de l’humilité, se nomme la divine patience. Chacun comprendra aisément la nécessité de cette vertu pour la vie éternelle de l’au-delà, puisque cette vie n’a pas de fin Et déjà pour la vie terrestre elle est le fondement de tous le bons et importants résultat que nous devons y obtenir, et cette vie n’est que passagère.
13 : Le menuisier préférerait certainement que son bahut se trouvât réalisé aussitôt créé dans son esprit. Mais où resterait alors l’exercice de la patience, indispensable plus que toutes autres vertus, et que deviendrait la sécurité réciproque extérieure selon la nature, si l’esprit lié à son corps, dans ce monde matériel, pouvait disposer de manière illimitée de sa faculté créatrice originelle ?
14 : Il est vrai que dès qu’il abandonne le corps, chaque esprit recouvre cette faculté, néanmoins seuls les bon esprits peuvent en disposer d’une manière complète et réellement effective. L’esprit méchant s’en sert dans le domaine du fantastique et du chimérique. Car l’effet produit est à l’exacte mesure de la qualité de chaque esprit.
15 : Ce exemple vous a donc fait prendre conscience de la différence qui existe entre la vie naturelle et la vie purement spirituelle, qui réside en ceci que dans la vie liée à la matière l’esprit ne peut réaliser son idée que progressivement et jamais d’une manière parfaite, car la matière grossière à laquelle il se trouve enchaîné l’en empêche, tandis que dans l’absolu, sa pensée se trouve immédiatement réalisé ; La volonté est toujours la même dans une vie et dans l’autre ; seule l’exécution reste limitée dans la vie selon la nature. Cette limitation est donc la seule différence entre les deux formes de vie, et il n’y en a pas d’autre. Inutile de préciser qu’elle provient de la matière. Et puisque nous savons cela maintenant, nous pouvons voir de suite des images très caractéristiques de l’enfer fondamental.
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