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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /2008 06:22

Extrait de l'Êvèque Martin de Jacob Lorber

CH50,2 :

Différents effets de l’enseignement extérieur et intérieur . L’atelier du potier.

L’habitant

de la Lune dit : Penses-tu sérieusement que le suprême esprit divin aurait conçu l’être humain, sa créature la plus parfaite, comme un sac vide dans lequel on doit mettre quelque chose si l’on veut en tirer quoi que ce soit ? C’est là une grande erreur !

L’être humain de chaque corps céleste porte déjà en lui-même un trésor infini de sagesse ! Il n’est besoin que du moyen adéquat pour l’éveiller et, dès lors, les fruits les plus merveilleux en découlent. Mais ce moyen d’éveil est la prérogative de l’esprit suprême de Dieu. Alors, si l’être humain n’a pas rejeté ce moyen mais l’a tout de suite expérimenté lui-même, il commencera à se développer par la force de sa propre graine qui germera en lui, grandira et finalement deviendra mûre. Ainsi, il n‘a pas besoin d’un enseignement extérieur, mais uniquement de celui qui provient de lui-même.

C’est par ce chemin que nous parvenons à notre sagesse, uniquement de l’intérieur et non de l’extérieur ! Mais si vous autres avez besoin d’un enseignement extérieur, vous devez être des hommes très obstinés, sensuels à l’extrême et de par là de grossiers pécheurs ; donc des adversaires de l’ordre divin et certainement, en vous-mêmes, des antagonistes de la vie. Tu as ainsi la réponse à ta question, de façon extérieure, car pour une réponse intérieure, tu sembles de loin ne pas posséder les facultés nécessaires, preuve en est de ta question !

L’évêque

se tourne vers moi et dit : Seigneur, ne me laisse pas dans l’embarras, aide-moi à vaincre l’extrême sagesse de cet habitant de la lune.

Je dis :

Vois, de même qu’il y a qu’une seule vérité, il n’y a qu’une seule sagesse qui, tel un rempart éternel, demeure invincible ! Ainsi donc, si cet habitant de la Lune vient à toi en te présentant la seule juste vérité, dis-moi, avec quelle sagesse encore plus grande voudrais-tu le combattre ? Pour rendre ces esprits-là complaisants suis le chemin de l’amour de l’humilité et de la douceur, ces trois principes essentiels et les plus importants de la vie.

Ce que t’enseigne l’amour, est de faire du bien à tous ces êtres et de les rendre aussi heureux que possible. L’humilité t’apprend à être petit et à ne jamais t’élever orgueilleusement au-dessus de quiconque, même si la personne te apparaît des plus insignifiantes, mais au contraire à te considérer toi-même sans cesse comme le moindre de tous. Enfin, l’enseignement de la douceur amène à supporter tout un chacun avec la même bienveillance constante et à s’efforcer du plus profond du cœur de l’aider partout où il en a besoin. Et cela toujours par le moyen le plus doux, de façon à n’entraver personne le moins du monde dans sa liberté. Si, de temps en temps, il s’avère nécessaire d’employer des moyens plus forts, cela ne devrait jamais arriver par désir de punir ou de juger, ni même sous le coup d‘une colère justifiée, mais bien au contraire par amour élevé et désintéressé . Vois, ce sont là les bases de toute la maîtrise céleste ! Tu dois apprendre à les posséder totalement. Exerce-toi avec lui à l’apprentissage de cette méthode céleste !

Martin

se tourne vers le petit couple et dit :

Vois, tout à l’heure, tu as démontré que tout enseignement extérieur est complètement nul et inutile, je ne peux dire que tu aies tort.

Mais pour quelle raison Dieu nous a donné ces sens extérieurs ?

L’habitant

de la Lune répond : Ami, tu t’y prends de façon extrême : tantôt tu reste superficiel, tantôt tu vas trop au fond !

« 

Trop et trop peu gâtent les jeux ! Veux-tu faire mieux ? Choisis le milieu ! »

L’homme a des sens extérieurs pour saisir ce qui est extérieur, et des sens intérieur pour comprendre ce qui est intérieur. La sagesse fait partie des sens intérieurs de l’esprit et non des sens extérieurs du corps, c’est pourquoi elle doit être apprise depuis l’intérieur vers l’extérieur et non vice-versa.

Le langage extérieur n’est là que pour évaluer ce qui est extérieur et l’unir à ce qui est intérieur. Un mariage et ainsi réalisé entre l’extérieur et l’intérieur, amenant la pleine connaissance de l’ordre divin. Cette connaissance est la sagesse et c’est à elle seule que nous devons aspirer, parce qu’elle est l’unique force intérieure de l’esprit et de sa vie agissante.

Si Dieu lui-même t’enseignait extérieurement dans toute la sagesse, comme je viens de le faire, eh bien, cet enseignement divin ne te serait non plus d’aucune utilité aussi longtemps que lui, le Dieu suprême, n’instruisait pas ton propre esprit depuis l’intérieur par son esprit saint.

Si tu veux encore m’interroger, fais-le ; je te répondrai ! Martin : Je sais bien que tout être humain doit d’abord renaître en esprit avant de pouvoir entrer dans le royaume de Dieu. Pour y parvenir, il faut bien avoir pris connaissance des chemins qui y mènent par une instruction extérieure. Montre-moi comment donc vous autres, instruisez vos enfants !

L’habitant

de la Lune : O toi, beau parleur qui ne vois pas plus loin que le bout de son nez, tout enseignement extérieur n’est-il pas une loi qui décide comment telle ou telle chose doit être comprise ? Toute loi, toute règle ne juge-t-elle pas ? Quand donc la loi a-t-elle jamais rendu libre qui que ce soit ?

Vous autres vous faites de vos enfants des prisonniers et ne pouvez alors plus jamais les rendre libres. Mais nous, nous éduquons nos enfants tout comme un potier modèle confectionne son vase sur terre : il commence à le former sur son tour en même temps de l’intérieur et de l’extérieur sans quoi son œuvre n’aurait pas deux côtés semblables ! Si tu veux apprendre comment les humains devraient être éduqués en vue de la liberté éternelle, va dans l’atelier d’un potier, là tu y reconnaîtra l’amour que tu cherchais et que tu n’as pas compris !

Martin se tourne vers moi et dit : Ah ce gaillard va si loin qu’il m’a affirmé en plein visage et sans sourciller que même Toi, ô Seigneur, ne pourrais m’aider en m’instruisant de ta bouche si ces vérité ne provenaient pas de mon propre esprit intérieur ! De toute évidence, c’est là une grossière offense !

Je dis :

Laisse cela, mon cher Martin, car c’est un esprit extrêmement bon ! Qu’il t’ai semblé à la fin un peu rustre provient du fait qu’il a décelé en toi une certaine soif d’honneurs cachée, que ces habitants lunaires ne peuvent pas souffrir ! Car chez eux, l’extérieur doit être la réplique parfaite de l’intérieur. L’image du potier est parfaite : par elle, tu peux apprendre à connaître toute la plénitude de mon ordre. Car mon ordre ressemble au tour du potier et mes œuvres sont identiques à ses vases ! Comment, l’avenir te l’apprendra !

Mais allons à la douzième porte, là des points qui étaient obscurs pour toi s’éclaireront !

Par estaran - Publié dans : LA RESURRECTION - Communauté : Littérature engagée
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