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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 21:53
 Extrait du "Grand Evangile de Jean " tome11 de Jacob Lorber


Ch 75 Sur la mort du Seigneur

 

1: Que se passait-il donc tandis que Mon corps gisait au tombeau, et qu'elle était la vraie raison, la raison impérieuse de Mon Trépas?

Il Faut que cela vous soit exposé en peu de mots, mais clairement . Voici donc :

2 : On l'a déjà expliqué plusieurs fois, Adam, le premier homme au sens où son esprit était tout à fait libre, a été créé et mis sur terre afin de constituer une forme à partir de laquelle la matière pourrait retourner à la vie libre de l'esprit.. Or, pour que cela arrivât, il fallait avant tout vaincre la matière elle-même; autrement dit, il fallait créer, grâce au libre arbitre, un état qui, d'un côté permettait de triompher de toutes les qualités dites inférieurs, plaisirs, désirs et penchants terrestres, afin de rendre possible, de l'autre côté, l'ascension librement choisie vers la très pure vie de l'esprit.

3 : Comme on l'a suffisamment répété, l'âme humaine est constituée de minuscule ébauches qui, en grandissant et en évoluant vers des états de conscience toujours plus élevés, ont fini par atteindre, en l'homme lui-même, une forme qui ne peut plus se développer davantage sous son aspect terrestre, mais seulement sous son aspect spirituel.

C'est pourquoi deux principes se rencontre en l'homme : la fin de la vie matérielle dans la conscience extrême de soi, et le début de la vie immortelle de l'âme ayant atteint sa plus haute perfection formelle. C'est pourquoi, sur ce fil du rasoir qu'est la vie terrestre, l'homme ne peut certes pas cacher à sa conscience qu'il vit, car il en est lui-même la preuve, mais en même temps, il peut ne pas ressentir qu'il a atteint le seuil de la vie spirituelle, devenue possible avec l'achèvement de la forme humaine; autrement dit, après avoir traversé un grand nombre de transformations physiques qui avaient pour but de lui donner sa forme définitive, l'âme humaine ne changera plus guère dans son aspect général; mais elle commence alors une transformation qui devra la rapprocher toujours plus de l'esprit même de Dieu, et la faire entrer en communion avec Lui.

4 : Que celui que le peut pense ! Qu'arrivera-t-il si ce passage ne se fait pas? Car la matière et l'esprit sont là dans une opposition extrême; ils peuvent certes s'affiner toujours plus l'un de l'autre, mais en tant que pôles contraires, sans jamais se toucher.

Il faut pourtant montrer un chemin, jeter un pont sur lequel l'âme puisse quitter la matière pour aller vers l'esprit et il faut que ce chemin soit un exemple que chacun peut suivre. Si l'homme ne trouvait pas ce chemin, c'est-à-dire s'il ne le suivait pas, il lui deviendrait impossible de quitter la matière pour entrer dans la vie libre de l'esprit.

5 : Il faut donc que Dieu Lui-même S'efforce d'attirer à Lui une fois qu'elles ont atteint cette frontière à partir de laquelle la voie spirituelle devient possible, les créatures qu'il a contraintes, par amour et pour leur salut, à suivre la voie de la matière, et qu'il les guide, un peu comme un père fait avec son enfant.

Adam devait édifier ce pont en lui-même, et, en vérité, il avait la tâche facile, car la matière avait alors bien moins d'attraits qu'à présent. Il lui suffisait, pour jeter ce pont et que la vie spirituelle s'éveille en lui et fleurisse, de se vaincre lui-même et d'obéir, car l'obéissance à Dieu est la seule épreuve à laquelle soit soumis un homme par ailleurs sans péché. De la désobéissance s'ensuivent d'elles-mêmes toutes les autres fautes, comme chacun peut aisément l'observer chez les enfants. Avec la chute d'Adam, l'homme a reculé vers la matière, c'est-à-dire vers la polarité où il est possible de s'éloigner de Dieu autant que l'on pouvait s'élever vers lui, et vers des félicités toujours plus grandes.

6 : Et avec cette chute, le péché était venu dans le monde, parce que Dieu ne crée jamais aucune œuvre pour la détruire. Une fois le chemin créé, il faut le suivre, et en quelque sorte tâcher de la corriger, parce que la sagesse divine a considéré et prévu les conséquences d'un échec.

Or, lorsqu'il s'agit de créer des êtres libres et non des machines spirituelles, le seul moyen est que l'être humain évolue de lui-même. Et, lorsque la race humaine est née sous la forme des peuples, la succession de tous les péchés à venir dans une chute continue était déjà prévue, puisque la source de ces péchés était déjà là dans la désobéissance première.

Autrement dit, si Adam n'avait pas désobéit, nul n'aurait pu le faire après lui, parce que le germe aurait été détruit en lui et n'aurait pu se transmettre à sa postérité.

Mais Adam a fait fructifier cette graine, et chez ses descendants, elle est devenue un arbre dont le dur feuillage empêche la lumière du soleil de parvenir jusqu'à eux.

7 : Souvent, des âmes d'une grande force ont cherché à percer cette frondaison pour laisser briller le soleil, et, à mesure qu'elles y parvenaient, l'humanité acquérait peu à peu ses premières religions. Mais ces âmes fortes n'ont jamais réussis à trouver la graine et à brise la couronne de cet arbre immense pour le faire mourir. Et elle ne l'ont pas pu parce qu'elles-mêmes n'étaient pas, dans leur vie terrestre, exemptes de faute.

Elles avaient d'abord goûté au monde avant d'éprouver la soif de la vérité et de la connaissance de Dieu, et elles ne commençaient à mieux chercher que lorsque le monde leur paraissait devenu fade.

8 : Les vieilles religions de l'Inde sont les plus anciennes qui vous soient connues, parce que l'ancienne religion égyptienne leur est antérieure dans sa vraie doctrine, mais la connaissance s'en est perdue. Les maîtres de toutes ces religions étaient des âmes fortes qui, ayant traversé le toit de feuilles, pouvaient montrer le chemin, et ce qu'ils ont écrit et dit était donc parfois vrai et juste, mais, en leur temps, ils ne pouvaient écrire autrement qu'ils ne l'ont fait, aussi beaucoup de leurs écrits, qui s'expliquaient par l'état de choses de leur époque, sont-ils devenus caducs aujourd'hui-hui . Encore un mot là dessus :

Avant Son incarnation en Jésus, Dieu était impersonnel, et c'est pourquoi nul ne pouvait Le voir. Il était seulement possible de sentir Sa présence, qui, naturellement, n'était perceptible que comme une lumière, parce que Dieu est Lui-même une pure lumière qui rayonne. Mais, quand la lumière est là elle est partout, elle inonde tout et vivifie tout. Cependant, l'impersonnalité de Dieu signifie qu'il n'est pas en un point particulier d'où Sa lumière rayonnerait comme un soleil : c'est plutôt un océan d'une lumière qui n'est concentrée nulle part. Ainsi, ceux qui voulaient s'élever spirituellement vers la divinité ne pouvaient ressentir l'être de Dieu que comme une vie dans la lumière, quelque chose qui planait et reposait dans la lumière, se fondant dans la lumière sans rien désirer. Avec la personnification de Dieu dans l'homme Jésus, la perception de la divinité est devenue tout autre pour celui qui l'approchait : c'était tout simplement un homme s'approchant d'un autre, et c'est pourquoi les anciens prophètes disaient vrai; mais les nouveaux ceux qui ont vécu après Moi, disent vrai également.

10 : Après la chute de Lucifer, quand le monde matériel est apparu, le soleil spirituel a certes été comme le siège de la divinité; néanmoins, il ne faut pas concevoir ce soleil spirituel comme une concentration unique. La lumière était partout dans le monde spirituel, et, avant Mon incarnation, ce soleil spirituel était visible à l'homme de chair tant que son âme n'était pas séparée de son corps. Que ce soleil devînt visible était le couronnement de la foi des êtres spirituels, qui ne pouvaient le voir qu'en devenant de purs esprits; mais avec Moi, il est aussi devenu visible pour l'homme qui croit en Moi, dès lors que l'œil de son esprit s'est ouvert parce que l'homme Jésus peut à tout moment dévoiler Son Royaume tout entier à ceux qui croient en Lui.

11 : Encore une question : pourquoi trouve-t-on les mêmes caractéristiques essentielles dans les anciennes religions?

12 : Pour celui qui a compris ces révélations, il serait plutôt étonnant qu'il n'en soit pas ainsi; car, si ces anciennes religions étaient des précurseurs de la doctrine du Fils de l'homme et de Dieu, elles devaient nécessairement contenir les caractéristiques essentielles de celle-ci, et non la contredire. Et c'est pour la même raison que la vie des différents maîtres apparus au fil des temps, présente des similitudes avec la mienne.

13: Si nous pouvions connaître l'ancienne religion égyptienne avec toutes ses caractéristiques originelles, qui ne sont parvenues jusqu'à nous que sous une forme altérée par le culte tardif des divinités, on verrait que la religion chrétienne est issue de celle de l'ancienne Égypte, tant elles sont semblables, surtout lorsqu'on connaît la véritable essence, à l'origine d'Osiris d'Isis et d'Horus.

14 : En quel sens ai-je réussi, Moi, à briser l'arbre du péché, et non pas seulement à en traverser le feuillage?

15 : Il faut d'abord que chacun comprenne clairement ce que signifie le mot « péché ».

16: Beaucoup auront déjà la réponse tout trouvée et diront : Le péché est tout ce qui va contre la volonté de Dieu ! Cela est juste, sans doute. Mais qu'est-ce que la volonté de Dieu, et comment l'homme qui ne croit même pas en Dieu, encore moins à Sa Volonté, peut-il la reconnaître?

17: En cela, il faut juger selon la vie des hommes. Nul ne peut pécher contre Dieu s'il ne l'a pas reconnu. De même qu'on ne peut se fâcher contre un aveugle qui, ne pouvant voir la lumière, prétend qu'elle n'est pas là, Dieu ne peut accabler celui qui, par incompréhension, ne le reconnait pas. Mais un aveugle peut fort bien faire du tort à son voisin ou à un autre en s'opposant à lui de quelque manière, car s'il ne le voit pas, il peut l'entendre, le toucher et percevoir immédiatement ses bienfaits? Il peut donc pécher contre l'amour que lui témoigne cet homme; car même aveugle, il ne peut méconnaître son existence.

18: Il en va de même de l'aveugle en esprit : même sans connaître Dieu, il peut parfaitement pécher contre le commandement de l'amour du prochain. Or, comme on l'a souvent expliqué, c'est l'amour du prochain qui mène à l'amour de Dieu.

19: Or, l'homme Jésus obéissait en toute chose à ce commandement, ce dès sa jeunesse, et c'est ainsi que l'amour de Dieu a grandi en lui jusqu'à ne faire plus qu'un avec lui. Le péché n'avait aucun pouvoir sur lui, car, en suivant d'abord le chemin visible de l'amour du prochain, manifesté dans ses œuvres extérieurs, il s'est efforcé d'atteindre le chemin intérieur et invisible de l'amour de Dieu.

20: Dieu avait donné un commandement à Adam, celui de l'obéissance inconditionnelle. Adam ne l'a pas respecté et a déchu. Pour l'amour de Dieu, l'homme Jésus s'est donné volontairement le commandement de ne rien faire sans la volonté du Père, devenant ainsi un exemple lumineux pour la postérité. C'est ainsi qu'il a atteint le degré auquel Adam n'avait pu accéder, et qu'il s'est concilié la divinité dont la sainteté avait été lésée par la violation du commandement.

21: La sagesse a donné le commandement; la volonté, la force exigeait son accomplissement; l'amour a trouvé le moyen d'accomplir en l'homme Jésus ces conditions, qui étaient nécessaires pour rendre à toutes les créatures la félicité originelle. C'est en cela que consiste la rédemption : Que le chemin soit désormais ouvert qui mène directement à Dieu, et que le fils d'homme Jésus ait suivi ce chemin pour devenir Fils de Dieu.

La mort de Jésus porte le sceau de l'obéissance inconditionnelle. Elle aurait pu n'être pas nécessaire; mais parce que, dans son libre arbitre illimité, l'humanité l'a exigée sous l'inspiration de Lucifer, Jésus s'est soumis à cette exigence et a accepté la mort de son corps.

22: A tomber sans cesse d'un péché dans un autre, l'âme devient toujours plus dure, état que traduit l'expression « cœur de pierre » . Jusqu'où cela peut aller, nul ne peut le prévoir. La matière, les plaisirs extérieurs prennent toujours plus de place, ce qui, naturellement réduit sans cesse la conscience d'un noyau spirituel de l'être; ce durcissement conduit finalement à un état bestial qui ne connaît plus que la conservation et la reproduction, sans liberté intérieure de l'esprit. Pour sortir d'un tel état, il faut une doctrine purement spirituelle menant à une conscience morale de la dignité humaine, et cette doctrine a été donnée sous une forme brève et aussi claire que possible, ne laissant aucune place à l'erreur.

Son observance brise les chaînes de la matière, dénoue les liens du désir de jouissance terrestre, pour amener finalement les désirs et les convoitises matérielles à un état de sensibilité très pure qui est la connaissance du mal, parce que le moi individuel s'efface toujours plus, au lieu de ne cesser de croître ( l'égoïsme ). Plus il s'amoindrit, plus les liens de la matière se dissolvent ( se relâchent ), pour finir par n'être plus ressentis comme une entrave.

23: Ainsi seul Jésus pouvait briser l'arbre du péché, parce qu'il renfermait en lui cet esprit divin de qui Adam avait déjà reçu le commandement qu'il n'a pas accompli.

24: On demandera sans doute : où est la preuve qu'il en est réellement ainsi, et que les maîtres précédents , n'ont pas fait de même? Car ce qui est ici échappe au regard humain, c'est un cheminement intérieur dont nul ne peut parler que Jésus, tandis qu'on déjà vu plusieurs fois se produire l'évènement extérieur que constitue la venue d'un maitre remarquable, avec ses actes, son enseignement et même sa mort.

En quoi Jésus a-t-il véritablement brisé l'arbre du péché là où les autres n'avaient fait qu'en traverser le feuillage?

Les effets sur ce monde n'en sont guère sensibles, puisque le péché est aujourd'hui plus florissant que jamais et les hommes ne peuvent guère juger que par les signes extérieurs!

25: Oui, il semble bien qu'il en soit ainsi à première vue, et pourtant, si l'on y regarde de plus près, il n'en est pas ainsi !

26: Tout homme qui suit la voie intérieure s'apercevra bientôt de ce qu'il est réellement. L'apparence extérieure ne signifie rien, elle n'est qu'une enveloppe. Quand à celui qui ne veut pas suivre la voie intérieure, il est aussi impossible de le convaincre, ou même de lui donner une simple idée de ce chemin, que de donner à un aveugle la notion des couleurs. C'est là que se décide le succès. Le chemin est là, suivez-le, et vous jugerez ensuite!

27: Nul ne peut atteindre le Père sans Moi, et sans la foi en Jésus, aucun sage n'a encore jamais ressenti l'être tout-puissant de Dieu comme la source originelle de tout amour, capable de se personnifier. Ce n'est qu'en Jésus que l'impersonnel vient personnel, et cette union des deux sous la forme d'un homme fait que la Créature peut se rapprocher de son Créateur, la matière se changer en esprit, la suite des péchés issue de la séparation de la matière et de l'esprit revenir en arrière, en franchissant cette barrière qui, sans cela, eût été un point inamovible et le pont c'est la vie de Jésus.

28: La question se pose alors : avant la mort du fils de l'homme, jusqu'où les âmes défuntes pouvaient-elles encore progresser?

29: Si elles avaient suivi l'enseignement de l'un des nombreux maîtres qui existaient déjà alors, elles pouvaient certes parvenir à la connaissance de soi, et même à une forme de félicité, mais, bien sûr, elles ne pouvaient contempler la divinité personnifiée.

30: Cela est arrivé pour la première fois quand le corps de Jésus était au tombeau. Son corps purement terrestre gisait là, tandis que son âme, avec l'esprit divin qui demeurait en elle, entrait dans l'au-delà et s'y montrait à tous comme Celui qui est et qui était.

31: On ne peut faire ici qu'une brève allusion à ce sujet,mais tout ce qui est arrivé sera révélé en détail par la suite.

32: Cette révélation dans le monde des esprits fut le début de l'édifice et du peuplement de la Nouvelle Jérusalem, la Cité de Dieu, qui durera éternellement.

 

 

 

Par estaran - Publié dans : LE SEIGNEUR JESUS - Communauté : A QUAND LA REVOLUTION ?
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