TU SERAS CE QUE TU AURAS VOULU, RECONNU
ET AIME ET RIEN D'AUTRE
GRAND EVANGILE DE JEAN DE JACOB LORBER PREFACE 53
SERMONS INTRODUCTION "DES FLEUVES D'EAU
VIVE" "Un Cours en Miracles" Le péché
est défini Conversion d'un homme
Musulman L'amour de soi
qui trompe l'homme "D'Emanuel Swedenborg " Introduction "Jacob Lorber" INDEX GENERAL "JACOB LORBER"
LE PLAN de salut de Dieu "Bertha Dudde"
Dialogue sur l’Eveil
La matière existerait-elle
s'il n'y avait la puissance et
la volonté des esprits pour la créer,
la diriger et la préserver?
La quête de la vérité est la seule occupation qui rende l'homme heureux
Aime et tu vivras
Mais aime divinement
et ta joie sera parfaite
n'aime pas à cause de la joie
aime par amour
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Chapitre 210
Quand vous prierez Dieu et Lui direz dans vos cœurs : "Père céleste, ne nous induis pas en tentation ! ", dites, pensez et souhaitez qu'Il ne vous dote pas de biens et de richesses terrestres en grand nombre, mais demandez-Lui seulement votre pain quotidien, et Il ne vous le refusera pas, car Il sait mieux que quiconque de quoi vous avez besoin.
Et si, selon Ma doctrine, vous aimez Dieu par-dessus tout et, pour cette raison, vous aimez les uns les autres comme chacun s'aime à coup sûr lui-même et fait toujours de son mieux pour lui-même, vous n'aurez jamais à vous plaindre entre vous d'aucune misère ; car seul le manque d'amour mutuel est cause de la misère et de la pauvreté parmi les hommes de cette terre, et ce manque d'amour est touj ours la conséquence de l'incrédulité ou de la noire superstition. Car comment celui qui n'a pas foi en l'unique vrai Dieu éternel pourrait-il L'honorer et L'aimer par-dessus tout, et, à partir de cet amour, aimer son prochain comme lui-même ?
Un homme bien pourvu en richesses terrestres voit certes son pauvre voisin ; mais, ne souffrant pas lui-même de misère, il se dit : "Je suis pourvu, que m'importent les autres ! Que chacun se soucie de lui-même, et il n'aura pas à supporter la misère !"
Mais, dans l'au-delà, Je dirai à celui-là : "Pourquoi ne t'es-tu soucié que de toi-même bien au-delà de ce qui te revenait, privant ainsi les autres de ce qui leur revenait selon Moi ? A cause de cela, tu seras désormais abandonné dans Mon royaume et devras supporter tout le poids de la pauvreté et de la misère !"
Et s'il veut s'excuser en disant qu'il ne croyait pas en Moi parce que nul ne lui avait donné de Moi une vraie connaissance, Je lui répondrai : "Et qui donc t'a appris que tu avais le droit de prendre et d'amasser à ton profit, parce que tu étais le plus fort, les biens terrestres de ton prochain, qui a autant que toi le droit de les posséder selon ses besoins ? N'aurais-tu pas dû agir selon le bon sens et le droit que proclament au vu et au su de tous l'organisation même de la Terre et de sa nature ? Tu devais pourtant bien apercevoir clairement que la Terre, avec tous ses biens, n'existait pas et ne pouvait exister pour toi seul, mais aussi pour tous les autres hommes ?!
Et c'est parce que tu n'as pas prêté attention à ce que ta raison ne manquait pas de te dire qu'il ne sera pas prêté attention, dans Mon royaume, à la détresse et à la misère de ton âme !
Et si tu Me dis que tu ne pouvais croire au vrai Dieu parce que nul ne te L'avait vraiment fait connaître, Je te répondrai : vois quel menteur tu fais ! Crois--tu donc que les hommes véritablement éclairés et emplis de l'esprit de Dieu vivent, comme les débauchés de ta sorte, dans un tel excès de richesses et de biens de ce monde ? En ce cas, quelle n'est pas ton erreur !
10. Quand ils sont venus à la porte de ta maison, pauvres et démunis, pour te faire connaître l'unique vrai Dieu, par cupidité, tu ne les as pas laissés se présenter devant toi, car tu craignais d'être obligé de leur donner quelque chose
pour cela, ou même de le leur donner de ton plein gré, si, comme cela pouvait arriver, ils te convertissaient à la foi la plus ferme en l'unique vrai Dieu.
Ainsi, afin de n'avoir jamais à te sentir obligé de leur donner quelque chose au cas où ils y parviendraient, tu préférais ne pas te laisser du tout convertir et ne jamais permettre à un homme éclairé par l'esprit divin de te faire connaître l'unique vrai Dieu.
Et s'il en est ainsi et pas autrement, comment peux-tu prendre pour excuse devant Moi que tu ne pouvais prêter attention à tes pauvres voisins, parce que ton inconnaissance de Dieu t'empêchait de te sentir des devoirs envers eux ! Ainsi, dans le premier cas, tu as foulé aux pieds, par avarice, le droit naturel que respectent tous les gens de bien, même chez les païens, et, dans le second cas, l'excuse que tu avances est celle d'un menteur. Tu dois donc recevoir la récompense de l'avare et du menteur, et Mes élus penseront désormais à toi de la même manière que tu pensais dans le monde matériel à l'unique vrai Dieu et L'aimais par-dessus tout ainsi que ton prochain !"
La graine de la vraie connaissance de Dieu et de la foi vivante en Lui est d'abord l'amour du prochain, et c'est là qu'est le pur amour de Dieu.
Mais celui qui a déjà le cœur si dur qu'il ne peut éprouver l'amour de son prochain dont il voit la pauvreté, comment pourra-t-il, dans l'aveuglement de son âme endurcie, aimer Dieu, qu'il ne peut ni ne veut voir ni percevoir d'aucune manière ?
Voyez-vous, aucun pécheur incapable de repentir ne pourra s'excuser ainsi devant Moi, parce que J'ai fait en sorte qu'il soit donné à tout homme de connaître la vérité et le bien, les païens par la connaissance des choses et des circonstances que le grand règne de la nature présente à leurs yeux, et les Juifs par la voie de la révélation extraordinaire !
C'est pourquoi Je vous le dis encore une fois : quand vous demanderez quelque chose en Mon nom au Père qui est en Moi, surtout, ne Lui demandez que les trésors impérissables du royaume de Dieu, et vous les obtiendrez, et avec eux ce dont vous avez besoin pour vivre sur cette terre.
Cependant, que celui à qui de grands biens terrestres auront été accordés les administre selon la volonté du Père, et, s'il a administré fidèlement dès ce monde de petites choses, il sera mis à la tête de grandes choses dans Mon royaume ! >>
Après ce long discours, les Joppéens Me remercièrent du fond du cœur, mais cette fois avec beaucoup moins de gestes extérieurs, et le pêcheur Me demanda en tout amour et en toute humilité si, à présent qu'ils étaient en parfaite santé et robustes, ils devaient rentrer chez eux le jour même.
Je
Le pêcheur se réjouit beaucoup d'entendre cela, car il brûlait déjà du désir de raconter chez lui tout ce que ses compagnons et lui avaient vécu ici.
répondis : « Ce n'est pas Moi qui vous contraindrai, ni à partir, ni à rester ici plus longtemps ; mais si l'occasion se présente pour vous de repartir après le repas du matin, vous pouvez en profiter. >>
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