TU SERAS CE QUE TU AURAS VOULU, RECONNU
ET AIME ET RIEN D'AUTRE
GRAND EVANGILE DE JEAN DE JACOB LORBER PREFACE 53
SERMONS INTRODUCTION "DES FLEUVES D'EAU
VIVE" "Un Cours en Miracles" Le péché
est défini Conversion d'un homme
Musulman L'amour de soi
qui trompe l'homme "D'Emanuel Swedenborg " Introduction "Jacob Lorber" INDEX GENERAL "JACOB LORBER"
LE PLAN de salut de Dieu "Bertha Dudde"
Dialogue sur l’Eveil
La matière existerait-elle
s'il n'y avait la puissance et
la volonté des esprits pour la créer,
la diriger et la préserver?
La quête de la vérité est la seule occupation qui rende l'homme heureux
Aime et tu vivras
Mais aime divinement
et ta joie sera parfaite
n'aime pas à cause de la joie
aime par amour
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Chapitre 191
Raphaël
Sous le règne du Pharaon que l'on sait, qui opprimait par trop et fort cruellement ce peuple par ailleurs si travailleur et le persécutait de mille façons, le peuple d'Israël s'est remis à écouter les exhortations divines et a renoncé en grande partie à ses nombreux défauts et vices, et c'est alors que Dieu a éveillé Moïse pour qu'il sauve ce peuple de la manière que l'on connaît par les livres.
Le peuple arriva donc dans ce rude désert où il n'y avait ni champs, ni vergers, ni pâturages, ni lait, ni miel, ni marmites de viande, et, fort affligé, il commença à se plaindre et à murmurer ; car les réserves qu'il avait emportées furent bientôt mangées, et les poissons de la mer Rouge ne suffisaient pas à le nourrir.
Alors, Dieu eut pitié de Son peuple et lui envoya des cieux son pain quotidien. Quand le peuple reçut le pain du ciel à profusion, cela réveilla bien vite en lui l'ancien mauvais esprit d'accumulation et de marchandage ; mais, à travers
(*)
Hieroglyphenartig, autrement dit, sous forme « cryptée >>. (N.d.T.)
Moïse, Dieu dicta aussitôt au peuple des règles bien sanctionnées sur la manière de récolter et d'utiliser ce don des cieux, et celui qui ne les respectait pas était aussitôt puni selon ces mêmes règles.
Et voici que cela étouffa bientôt dans tout le peuple le mauvais esprit du monde, car il n'y avait jamais aucun avantage à accumuler la manne, aussi le peuple s'en tint-il désormais à la règle.
Si la manne amassée le vendredi pour le sabbat restait fraîche jusqu'au lendemain, c'était aussi la volonté du Seigneur, afin d'amener le peuple, qui avait tout à fait oublié en Égypte le jour de repos dans l'esprit de Dieu et n'y songeait plus, mais amassait, travaillait, vendait et achetait chaque jour sans discontinuer, à s'abstenir au moins un jour dans la semaine de tout travail inutile pour se consacrer à Dieu, à Sa doctrine et à Sa volonté. Car un peuple qui ne reçoit aucune instruction spirituelle dépérit, retombe bientôt dans une sauvagerie plus grande que celle du règne animal, et n'est dès lors plus guère capable de s'élever à nouveau, par sa propre raison et sa propre volonté, vers une lumière supérieure.
Si tu considères bien toutes ces choses, ne serait-ce qu'avec ta raison humaine, tu verras assurément rayonner là dans tout leur éclat l'amour et la sagesse du Seigneur.
Mais, bien sûr, cet événement a aussi un sens profondément spirituel et divin pour le peuple israélite.
Le pain que le Seigneur a fait pleuvoir du ciel pour la nourriture matérielle du peuple d'Israël dans le désert naturel, qui correspondait au vrai désert spirituel qui régnait en ce peuple, ce pain correspond à présent au Seigneur en personne, descendu des cieux pour être un vrai pain de vie dans le désert spirituel des hommes. Sa parole, Sa doctrine et Ses actes d'amour sont le vrai pain de vie venu du plus haut des cieux. Qui mangera véritablement de ce pain ne mourra plus jamais selon l'âme, mais aura en lui la vie éternelle.
Beaucoup de ceux qui ont mangé l'ancienne manne sont morts, non seulement selon le corps, mais, hélas, dans leur âme aussi, et ils ne sont pas encore ressuscités jusqu'à cette heure ; mais ceux qui, en esprit, mangeront véritablement cette manne vivante, sont déjà ressuscités pour la vie éternelle. Et c'est là le sens spirituel de l'ancienne manne !
Et si les Israélites ne devaient pas amasser de réserves de la manne naturelle, cela signifie aussi que les hommes ne doivent pas amasser de richesses que la rouille et les vers peuvent détruire, mais seulement les richesses du sabbat, qui sont pour l'âme et pour l'esprit et demeurent à jamais. - Le comprends-tu à présent ? »
Le médecin, plein de reconnaissance, répondit affirmativement, et tous s'émerveillèrent de ces paroles, car même Mes disciples n'avaient pas compris cela jusqu'alors.
répondit : « Oui, ami, les choses se sont réellement passées ainsi, et cela pour une fort sage raison ; car si Dieu voulait préparer à une lumière supérieure ce peuple tombé tout entier, en Égypte, dans la pire mondanité, il ne Lui restait plus, ayant donné au peuple les lois de la vie, qu'à le faire vivre aussi sobrement que possible, pendant quarante longues années, dans un désert nu et stérile, afin de l'amener ainsi à la lumière. En Égypte, ce peuple s'était habitué, d'une part par sens du commerce, d'autre part à cause de toutes sortes de privations, à faire des réserves et à trop épargner, ce qui l'avait poussé à la cupidité et à une avarice telle qu'il était devenu fort difficile de détruire tout à fait en lui ces défauts et ces vices. Malgré tous les avertissements et les châtiments, c'était devenu une seconde nature pour le peuple de Dieu que de tromper, de voler et même de tuer, de mentir et de pratiquer la fornication et l'adultère, du moins à l'encontre des Égyptiens païens.Leçon de Raphaël sur la nourriture des Israélites au désert
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