TU SERAS CE QUE TU AURAS VOULU, RECONNU
ET AIME ET RIEN D'AUTRE
GRAND EVANGILE DE JEAN DE JACOB LORBER PREFACE 53
SERMONS INTRODUCTION "DES FLEUVES D'EAU
VIVE" "Un Cours en Miracles" Le péché
est défini Conversion d'un homme
Musulman L'amour de soi
qui trompe l'homme "D'Emanuel Swedenborg " Introduction "Jacob Lorber" INDEX GENERAL "JACOB LORBER"
LE PLAN de salut de Dieu "Bertha Dudde"
Dialogue sur l’Eveil
La matière existerait-elle
s'il n'y avait la puissance et
la volonté des esprits pour la créer,
la diriger et la préserver?
La quête de la vérité est la seule occupation qui rende l'homme heureux
Aime et tu vivras
Mais aime divinement
et ta joie sera parfaite
n'aime pas à cause de la joie
aime par amour
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Chapitre 176
Raphael
Pourquoi ces divagations sur l'être et le non-être ? Il n'y a que l'être, et de non-être en aucune façon dans tout l'espace infini de la Création. Il est vrai que l'existence matérielle temporelle n'est qu'une existence probatoire qui permet d'accéder à la vraie existence absolument indestructible ; pourtant, elle aussi est en soi pleinement spirituelle, puisque, en soi, il ne saurait y avoir d'autre existence réelle et véritable dans tout l'infini, aussi loin qu'il s'étende.
Ami, avec toute ta philosophie grecque, regarde le Seigneur qui est à présent parmi nous ! Lui seul est en Soi et à jamais la vraie existence, et nous, seulement Ses idées et Ses pensées très claires, réalisées, par Sa volonté, des plus petites aux plus grandes.
Et puisque Ses idées et Ses pensées très claires, étant le fruit de Son amour éternel et infini qui est Son être et Son existence, sont comme Lui permanentes et à jamais indestructibles, notre être est donc lui aussi à jamais indestructible dans son existence spirituelle réelle.
5. Et puisque Son infinie sagesse et Son amour ont fait de Ses idées et de Ses pensées des images mouvantes - si l'on peut dire ainsi, à la manière des hommes qui ne sont pas seulement visibles pour Lui-même, comme pour Son plaisir passager et en quelque sorte momentané, mais qui doivent exister à jamais en tant qu'êtres libres et autonomes parfaitement semblables à Lui - parce qu'issus de Lui -, ces idées et ces pensées ne doivent pas être comparées à celles nées de l'imagination d'un homme, mais elles sont des réalités aussi vraies qu'Il est Lui-même à jamais la seule et unique vraie réalité.
Et s'Il a donné à toutes ses innombrables idées et pensées une sorte d'existence matérielle probatoire nécessaire à la consolidation de leur autonomie, Il avait assurément à cela, dans Sa sagesse infinie, les meilleures raisons ; car quel maître authentique, voulant édifier une grande œuvre, ne délibérera pas d'abord en lui-même avec toute la lucidité possible de la façon de préserver durablement son œuvre telle qu'elle doit être selon les très sages plans qu'il a conçus !
Il est donc tout à fait impossible qu'une seule parcelle de ce qui existe s'anéantisse jamais, parce que tout ce qui existe prend sa réalité indestructible dans la plénitude infinie des pensées et des idées du Seigneur et Maître éternel. Si les formes, les phénomènes et les entités qui se trouvent dans le monde matériel sont soumis à des changements et à une apparente précarité, le Seigneur en a décidé ainsi, comme ferait un sage architecte qui aurait à construire une grande forteresse. Au début de la construction, on verra une masse de pierres brutes, de briques et de poutres, ainsi qu'une quantité d'autres objets indispensables à la construction ; mais tous ces objets en soi séparés subiront encore de grandes transformations, réglées par l'architecte, avant de pouvoir servir à construire la forteresse, ce que cette image te fera sans doute aisément comprendre. Et, de la même manière, toutes les choses naturelles dont l'homme représente la clef de voûte sont un premier matériau de construction d'où sortira nécessairement par la suite la réalité indestructible du monde des esprits.
Crois-tu donc que le Maître qui a créé le ciel visible, cette terre avec tout ce qu'elle porte, et qui a tiré l'homme de Lui-même par Son amour et Sa sagesse éternels, a fait exister ne serait-ce que le plus humble brin de mousse afin de prendre plaisir quelques instants, Lui, l'Eternel, à cette petite créature, avant de la détruire et de la faire disparaître à nouveau, cela pour recommencer aussitôt après le même jeu plaisant sur une autre petite plante ? Ô ami, qu'une telle pensée serait donc mesquine !
Vois-tu, si le Seigneur pouvait détruire et anéantir tout à fait ne fût-ce que la plus petite de Ses pensées et de Ses idées créatrices divines, Il perdrait à l'évidence quelque chose de Sa perfection infinie - mais cela même est absolument impossible ; car, selon l'esprit éternel, Il est justement cette force qui emplit de sa présence partout à l'œuvre l'espace infini de la Création ! Où mettrait-il donc en Lui-même, pour le réduire à néant, un être issu de Lui, réalisé en Lui par Sa volonté, et à qui Il a Lui-même donné une existence autonome ?
10. Si tu as bien compris tout cela, tu sauras bien rectifier ton ancienne idée de l'être et du non-être et voir qu'il n'y a que de l'être, et en aucun cas du non-être ou du néant. Car s'il y avait un néant, il faudrait bien qu'il existe quelque part, et s'il existait quelque part, ce ne serait donc plus du néant, mais quelque chose qui aurait finalement une existence, et, malgré toute ta philosophie, tu ne retrouverais plus ton néant.
11. Vois-tu, c'est parce que tu voulais me démontrer par ta philosophie grecque quelque chose d'impossible à démontrer que je me suis servi de la même arme pour t'éclairer. Si tu laisses cette lumière grandir en toi, elle deviendra une flamme de vie très claire, et tu comprendras alors clairement ce que le royaume de Dieu est en soi, dans son domaine purement spirituel, mais aussi, selon des correspondances et des relations profondes, tant sur cette terre que pour les innombrables autres corps célestes dont les étoiles que tu vois dans ce qu'on appelle le firmament ne représentent qu'une très faible part. Mais il faut que tu renonces tout à fait à ta vieille philosophie grecque. Car tu trouveras à coup sûr une bien plus grande consolation dans cette vérité tangible que dans une doctrine selon laquelle, au terme de sa courte vie terrestre, l'homme doit trouver son bonheur dans le néant complet ! »
: « Je savais bien que ce serait là pour toi une expérience où sombrerait la philosophie grecque à laquelle tu tiens encore si fort ! Et il faut te l'ôter de l'esprit si tu veux comprendre avant de quitter cette vie ce qu'est le royaume de Dieu.
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