La matière existerait-elle
s'il n'y avait la puissance et
la volonté des esprits pour la créer,
la diriger et la préserver?
Aime et tu vivras
Mais aime divinement
et ta joie sera parfaite
n'aime pas à cause de la joie
aime par amour
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CH211,3 : Explication du quatrième commandement .
Je dis : Ami, Adam
et ses premiers descendants n’avaient ni tentes, ni huttes, et encore moins de maisons confortablement aménagées pour toute chose ; le sol de la terre et l’ombre d’un arbre étaient tout ce qu’ils avaient, et ils passèrent bien des nuits sous les étoiles et demeurèrent sains et forts. Ils ne savaient même pas couvrir leur corps ; une feuille de vigne couvrant leur nudité était tout leur vêtement, et tous atteignirent un âge de plusieurs centaines d’années ! Mais à présent les hommes ont découvert toutes les commodités de la vie et, pour un paradis terrestre perdu, s’en sont construit des centaines de milliers, il est devenu merveilleux d’atteindre l’âge de cent ans ! La faute en est à l’amollissement des hommes, qui s’éloignent ainsi de la nature de cette planète toute entière vouée à porter et nourrir les hommes, et à les maintenir forts et en bonne santé ! Aussi, un sol bon et sain vous logera tous parfaitement. Celui que le sommeil prend se repose fort bien sur un oreiller de pierre ; lorsque la pierre sous sa tête le gêne, c’est qu’il n’est plus fatigué et n’a plus autant besoin de repos, et il peut aller se lever et aller travailler !
Un lit trop mou rend l’homme mou et le prive de l’indispensable force de ses membres, et un sommeil trop long affaiblit l’âme et les muscles du corps. La nature de l’homme est comme un nourrisson que rien ne nourrit aussi bien que le sein de sa mère . De même, la nature de cette terre est elle aussi un vrai sein nourricier pour les hommes qui ne s’en éloignent pas par
Toutes sortes d’amollissements inutiles. Mais une fois que les hommes se sont éloignés de ce grand sein maternel et ont rompu avec son influence fortifiante, il en va bien sûr d’eux, lorsqu’ils rencontrent son sein plein de lait, comme d’un homme adulte qui devrait boire le lait d’une mère. Il en éprouve un dégoût à vomir. Ce qui, enfant, le fortifiait et le nourrissait le mieux, indisposera et rendra malade cet homme depuis longtemps sevré du lait maternel.
9 : Moïse disait : Honore ton père et ta mère, afin de vivre longtemps et heureux sur cette terre ! Moïse ne désignait pas seulement par là le père procréateur et la mère qui a enfanté, mais aussi et tout autant la terre avec sa force qui enfante sans cesse une vie nouvelle. A celle-là non plus, l’homme ne doit pas tourner le dos, mais manifester activement le plus grand respect, ce pour quoi il recevra corporellement la bénédiction promise par Moïse. Pourtant, l’enfant trouvé bien élevé ne peut en aucun cas honorer ses vrais parents, tout d’abord parce qu’il ne les connaît point, ensuite parce que, s’il les connaissait, il n’aurait en vérité, devant lui et devant les hommes, aucune obligation de les honorer, eux qui l’ont conçu dans le péché de luxure et qui l’ont exposé à la mort dès sa naissance. De plus, il y a des parents qui élèvent leurs enfants dans tout ce qu’il y a de mauvais. Ils leur inculquent dès le berceau un orgueil authentique et leur apprennent à être durs et insensibles envers tous ; de tels tigres de parents enseignent très tôt à leur enfants à être effrontés, menteurs et malhonnêtes !
Tu vois bien que, considéré de ce point de vue très réel, ce commandement de Moïse serait le plus parfait non sens et la pire folie ! Cela tient à un profond malentendu sur ce que Moïse a voulu principalement désigner par ce commandement, le couple parental universel de la grande nature de Dieu, à savoir la terre, le Père étant le corps céleste créé pour le genre humain, et la vraie Mère son sein d’où naissent continuellement d’innombrables enfants de toute espèce !
Par ailleurs, il est tout à fait bon que le faible soit guidé par le fort ! Or, les parents sont toujours plus forts que leurs enfants, et il est donc tout à fait bon que les enfants se laissent guider par leurs parents ; mais quand le faible s’aperçoit que le fort veut le précipiter dans un abîme fatal, il fait très bien s’arracher à son emprise et de se chercher un lieu sûr.
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