La matière existerait-elle
s'il n'y avait la puissance et
la volonté des esprits pour la créer,
la diriger et la préserver?
Aime et tu vivras
Mais aime divinement
et ta joie sera parfaite
n'aime pas à cause de la joie
aime par amour
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Chapitre 107
Généralités sur le zodiaque
1. Mathaël dit : << O ma très chère Hé-
lène, il est vrai que ta question est fort
brève ; mais pour y répondre tout à fait,
il me faudrait pour le moins une année
entière ! Aussi remettrai-je la réponse à
ta petite question à une autre occasion
et me contenterai-je pour le moment de
dire que les noms de toutes les constel-
lations ont exactement la même origine
que ceux des douze du grand Zodiakos,
dont la dénomination à consonnance
grecque fait croire faussement qu'il n'y
entre que des animaux, alors qu'il s'y
trouve aussi, bien sûr de nom seule-
ment, des persormes et des choses.
2. Dans la langue de I'ancienne Egyp-
te, la syllabe Zo ou Za signifie à peu
près "pour", DIA ou DIAIA, "travail", et
Kos "une part", ou encore la "divi-
sion" : ainsi. ZA DIAI Kos (ou KOSE) si-
gnifie, traduit mot à mot : pour le travail
la division, soit : répartition du travail.
3. Cela te fait voir que les choses n'ont
pu se passer autrement à I'origine, et
que I'explication du Zadia-kos
(zo-diaque) que je viens de te donner ne
peut qu'être parfaitement exacte.
Car au début, les Anciens ont divisé le grand
cercle selon la périodicité de leurs tra-
vaux ; mais ensuite, chez leurs descen-
dants, c'est la division existante du
cercle qui a déterminé les travaux ; car
chaque constellation qui se présentait
rappelait aux Egyptiens quel travail ils
auraient à accomplir dans la période à
venir. Aussi la dénomination de ce
cercle est-elle parfaitement justifiée,
mais non au sens où I'entendent les
Grecs et les Romains.
4. Mais de même que les sages ont
fort justement nommé ce cercle et ses
figures, ils ont nommé bien d'autres
constellations - pas toutes cepen-
dant -, et ils furent aussi les premiers à
découvrir les planètes que tu connais en
dehors de la lune et du soleil, qui en vé-
rité, du moins pour notre terre, n'est pas
du tout une planète, puisque ce n'est pas
le soleil qui tourne autour de la terre,
mais les autres planètes qui, avec la
terre, se meuvent autour du grand soleil
avec des périodicités diverses, par quoi
il ne faut cependant pas entendre le
mouvement apparent quotidien du so-
leil, qui, lui, est causé par la rotation de
la terre elle-même sur son axe médian,
mais celui que la terre fait en un an, et
Vénus et le peu fréquemment visible
Mercure en un temps plus bref encore ;
quant à Mars, Jupiter et Saturne, leur
révolution dure plus longtemps que
celle de la terre.
5. Quant à la lune, puisqu'elle appur-
tient à la terre, elle se meut avec elle au-
tour du soleil en un an, en sus de quoi,
toujours accompagnant notre terre à une
distance de cent mille lieues, elle ac-
complit une rotation autour de la terre
tous les vingt-sept à vingt-huit jours.
6. Mais ce sont là des choses que tu ne
peux encore appréhender en un instant
comme si de rien n'était ; quand I'esprit
de Dieu se sera éveillé en ton âme,
alors, tu connaîtras tout cela, et bien
d'autres choses encore, par toi-même et
sans enseignement extérieur fastidieux.
7. C'est pourquoi une seule chose est
vraiment indispensable : se connaître
soi-même et Dieu, et L'aimer par-dessus
tout ; ensuite, tout le reste ira de soi.
8. Du reste, nous avons sans doute
assez parlé tous deux, et il serait bon
que nous nous reposions un peu, afin
que nos amis, qui sont bien plus sages
que nous, puissent eux aussi faire peut-
être quelques bonnes remarques.
9. Il ne faut jamais trop parler d'une
chose soi-même, mais laisser d'autres
en parler aussi et les écouter ; car nul
homme sur terre n'est si sage qu'il ne
puisse parfois apprendre même d'un
moins sage que lui. et à plus forte rai-
son, donc, de ceux qui le sont bien
plus ! Aussi, très chère Hélène, me par-
donneras-tu si je ne parle plus moi-
même pour un temps, mais écoute les
autres - à condition, bien sûr, qu'ils
veuillent dire quelque chose. >>
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