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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /2009 10:06

Extrait de "Le Royaume des enfants dans l'au-delà" de Jacob Lorber

Sixième commandement « 
tu ne commettras pas d’impureté ni d’adultère.»

12 : L’amour est donc le fondement de tout, et il est en même temps la clé de tous les secrets.

13 : Comment l’amour peut-il être en relation avec notre sixième commandement de manière à éclairer le sens de celui-ci ? Rien de plus facile à établir, étant donné que l’amour ne se trouve mêlé à aucun acte de la vie aussi intimement qu’à celui que nous pouvons classer dans la catégorie de ceux qui se rapportent au péché d’impureté.

14 : Cependant nous savons que l’homme est capable d’éprouver deux sortes d’amour : l’amour divin qui est l’antithèse de tout amour égoïste, et l’amour de soi-même qui s’oppose à l’amour divin.

15 : Dès lors la question se pose : du moment que quelqu’un commet l’acte sexuel, lequel de ces deux amours est en cause, l’amour de soi dont sont tributaires toutes les recherches du plaisir égoïste, ou l’amour divin qui ne pousse qu’à donner tout ce que l’on possède, en s’oubliant soi-même ? Voyez, nous voici déjà sur la trace du véritable fond du problème.

16 : Supposons maintenant deux hommes : le premier commet l’acte uniquement par concupiscence, le second en étant conscient et respectueux de sa faculté de transmettre la vie dans le sein d‘une femme, lequel des deux a péché ? il semble qu’il n’est pas difficile de se prononcer équitablement.

17 : Mais afin de clarifier entièrement le problème, nous devons nous familiariser aussi avec la notion d'impureté. Qu'est-ce que la pureté, et qu'est-ce l'impureté?  la pureté est cet état d’esprit qui est totalement dépourvu de toute tache d’égoïsme ( amour de soi ). L’impureté est l’état d’esprit dans lequel l’homme ne pense qu’à soi, n’agit que pour sa propre satisfaction, en oubliant complètement le prochain, principalement en ce qui concerne la femme.

18 : L’égoïsme n’est nulle part aussi déshonorant que précisément à l’égard de cet acte, qui met en cause la reproduction de l’homme. Pourquoi ? C’est évident ; telle cause, telle semence et tel fruit. Si l’amour divin, c’est-à-dire la pureté, est la semence, un fruit divin verra le jour. Si, par contre, c’est l’égoïsme, la recherche de soi et de son plaisir, c’est-à-dire un état-d’esprit impur, quel fruit donnera celui-ci ?

19 : Voyez-vous, c’est cela même que le sixième commandement interdit. Et si ce commandement avait été observé, la terre serait un paradis où il n’y aurait pas un seul homme égoïste et dominateur Mais ce commandement fut transgressé dès les débuts de l’humanité, et le fruit de cette infraction fut l’égoïste Caïn imbu de soi.

20 : Il en résulte que ce n’est pas seulement l’impureté improprement appeler ainsi et que l’on devrait plutôt nommer « recherche du plaisir », qui fait partie des péchés dont nous devons parler, mais toute recherche du plaisir quelle que soit la forme qu’elle puisse revêtir, et principalement lorsqu’un homme prend possession d’une femme, être faible par définition pour son usage personnel et égoïste, ne cherchant en elle que son propre plaisir, ce péché doit être considéré comme un péché d’impureté. Une courte parenthèse nous éclairera encore mieux à ce sujet.

Qu’est-ce que la fornication ?

1 : Ici nous serions en droit d’observer, puisque le sixième commandement ne dit que : « tu ne commettra pas l’impureté » que la fornication ne peut pas faire partie des péchés interdits. En effet, il n‘est précisé nulle part : « tu ne t’adonneras pas à la fornication ». En quoi consiste celle-ci ? Est-elle d’ordre spirituel ou charnel ?

Elle est un accommodement de sécurité pour le vice : on se crée facilement, en effet, une philosophie en excusant le péché et en mettant tout sur le compte des « besoins naturels ». Lorsque ces derniers se font pressants, l’homme pense, dans son esprit inventif et son intelligence, qu’il agit d’une manière louable et licite en assouvissant ces désirs, et cela d’autant plus qu’il met en œuvre des moyens variés et raffinés dans ce dessein. Quand à l’animal, il est obligé de contenter sa nature d’une manière instinctive et brutale, car il est dépourvu d’intelligence véritable, de raison et d’esprit inventif. Et c’est précisément en cela que l’homme se distingue de l’animal qui suit son instinct :

Seul l’homme est capable de satisfaire les impulsions de son corps d’une façon raffinée. C’est pourquoi l’intelligence de l’homme cultivé s’exprime ainsi : qui pourrait mettre sur le compte du péché que l’homme ait échangé sa caverne primitive ou son habitacle aménagé dans le creux d’un arbre contre une maison confortable édifiée de sa main ? Qui serait en droit de lui reprocher de greffer des arbres et de transformer des pommes et des poires acides en fruits savoureux. Qui s’aviserait de le convaincre de péché lorsqu’il construit une charrette, dresse un cheval et l’y attelle afin de se déplacer plus confortablement qu’en se servant de ses pieds, faibles et fragiles ? Et qui songerait à le critiquer de faire cuire le fruits de la terre en y ajoutant des épices pour relever leur goût ? Ces fruits de la terre seraient-ils par hasard mis à la disposition de quelqu’un d’autre qu’à l’homme, et lui serait-il interdit de s’en servir d’une manière rationnelle ?

3 : Et que de choses belles et utiles l’homme n’a-t-il pas inventées pour servir son confort et son plaisir ! Serait-ce un péché que d’honorer le créateur en organisant la nature, qui sans l’homme, resterait sauvage et improductive, les herbes, carottes et orties poussant pêle-mêle dans le chaos ?

4 : Et puisqu’en aucun cas on ne peut considérer comme une aberration de l’homme ses inventions diversifiées pour cultiver le sol de la terre bien que le but de celles-ci soit uniquement une jouissance plus commode et agréable des produits du monde, pourquoi lui reprocherait-on des jouissances plus raffinées attachées aux choses du sexe, étant donné que l’instinct de reproduction est ce qui différencie le moins l’homme de l’animal ? Ne serait-il pas logique que l’homme qui se dit cultivé assouvisse ses instincts d’une manière plus noble et raffinée qu’il n’est donné de le faire à l’animal, puisque par ailleurs il construit des maisons confortables, confectionne des vêtements agréable à porter, cuisine des mets savoureux et invente toutes sortes d’autres commodités et agréments pour son usage. ?

5 :Prenons le cas d’un homme cultivé et possédant une situation éminente, qui a le choix, pour satisfaire se besoins sexuels, entre deux femmes :l’une est une vulgaire paysanne d’apparence peu soignée ; l’autre est une jeune fille de bonne famille, bien élevée, vêtue avec goût, d’une propreté impeccable et d‘un physique attirant et plein de charme. Laquelle des deux choisira-t-il ? Inutile de chercher longtemps la réponse : c’est la seconde qu’il prendra, car la première le rebute. Et par ce choix cet homme atteste la finesse d’un être supérieur, capable de rendre propre ce qui ne l’est pas et de transformer en chose agréable ce qui ne l’est pas.

6 : Par ailleurs, comme l’homme ainsi que la femme, éprouvent fréquemment le désir sexuel, il paraît difficile de prétendre qu’à chaque fois une conception doive avoir lieu.. Et ce serait méconnaître l’intelligence et la faculté de raisonner de l’homme que de croire qu’il ne trouverait pas les moyens appropriés pour donner suite à ce besoin d’une autre façon, soit par un commerce charnel détourné de ses fins, soit par l’onanisme, et , dans le pire des cas, par l’homosexualité. Car en cela justement, l’homme se distingue de l’animal : il peut en effet, trouver la satisfaction de ce besoin physique par d’autres voies que celles qui sont primitivement proposées par la nature. Par conséquent, ne serait-on pas tenté d’approuver plutôt la mise à la disposition des hommes de bordels bien conditionnés et d’autres institutions de ce genre qui n’ont rien de déshonorant selon l’opinion courante et seraient plutôt à mettre à l’actif de l’homme ? !

7 : Voyez : que peut-on objecter à tout cela si on se contente de le voir sous un jour purement physique ? Car il est indéniable que l’animal n’est pas capable de parfaire la satisfaction de son instinct naturel en cultivant des raffinements et des nuances de ce genre. Aussi peut-on découvrir incontestablement en ces derniers une maîtrise de l’intelligence humaine. En plus, chez l’animal, le temps de la reproductions est strictement limité, et en dehors des ces périodes il n’y a pas la possibilité de satisfaire ce besoin.

8 : Mais que représentent ces raffinements ? La question est brève, mais sa réponse est importante, capitale. Ces raffinements n’ont pas d’autre origine et motifs que l’affreuse recherche de jouissance. Et, comme nous le savons maintenant, cette dernière est un produit indéniable de l’amour de soi, qui va de pair avec l’esprit de domination.

9 : Il est certain qu’une maison confortable et plus agréable à habiter qu’une pauvre cabane basse de plafond. Mais considérons à présent ceux qui l’habitent : les gens qui demeurent dans un palace ont fière allure et devant eux les locataires des cabanes s’effacent modestement.

10 : Comparons maintenant les habitants d’une grande ville et ceux d’un petit village de campagne. Les premiers ne savent plus quoi inventer pour contenter leur soif de plaisirs : ils veulent tous vivre dans le confort, s’amuser, se faire valoir et, si possible, dominer un peu. Et si un pauvre villageois a l‘occasion de venir en vile, il doit s’adresser avec déférence au moindre cireur de chaussures s’il veut éviter d’être rudoyé.

11 : Transportons-nous maintenant dans un village : nous y rencontrons encore des maîtres de maisons, qui sont souvent de paisibles voisins, ne prétendant pas à des honneurs excessifs. Qu’est-il préférable : Qu’un paysan s’adresse à un autre en l’appelant « frère » ou qu’en ville un moins pourvu s’adresse à un nanti en ces termes : « votre grâce » ou Monsieur de ; ; ; ou autre chose du même genre ?

12 : Je crois qu’il n’est vraiment pas nécessaire de poursuivre ces considérations sur les à-côtés du raffinement de l’intelligence humaine. Nous conclurons plutôt par cette phrase qui résume tout ce qui vient d’être dit : toutes ces recherches du plaisir raffinées ne sont finalement que de l’idolâtrie, car elles constituent des sacrifices offerts par l’esprit des hommes aux lois imposées par la nature. Mais si elles sont de l’idolâtrie, elles sont également de la fornication, et leur tendance même prouve qu’elles ne peuvent pas être comprises dans la catégorie des choses qui touchent à la pureté.

13 :

14 : Pourquoi Babel fut-elle appelée

«  prostituée » ? Car elle abritait tous les raffinements imaginables du vice. « S’adonner à la prostitution » signifie servir de toutes ses forces vives l’impureté. C’est pourquoi on peut dire qu’un époux riche qui a pris uniquement pour son plaisir une femme voluptueuse et lascive n’est rien d’autre qu’un fornicateur, ainsi que cette femme elle-même. Voilà ce que l’on fait comprendre ici aux enfants en leur montrant le fondement de l’impureté, et comment elle est une pure recherche égoïste de soi-même et du plaisir.

15 : Il a été vraiment nécessaire d’éclairer sous son vrai jour pour vous le sens de ce commandement, que l’homme transgresse plus facilement qu’aucun autre. Je pense que vous avez bien compris ces explications. Entrons donc dans la septième salle.

 

Par estaran - Publié dans : REGLES SEXUELLES - Communauté : Eveil au sens de la vie
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