TU SERAS CE QUE TU AURAS VOULU, RECONNU
ET AIME ET RIEN D'AUTRE
GRAND EVANGILE DE JEAN DE JACOB LORBER PREFACE 53
SERMONS INTRODUCTION "DES FLEUVES D'EAU
VIVE" "Un Cours en Miracles" Le péché
est défini Conversion d'un homme
Musulman L'amour de soi
qui trompe l'homme "D'Emanuel Swedenborg " Introduction "Jacob Lorber" INDEX GENERAL "JACOB LORBER"
LE PLAN de salut de Dieu "Bertha Dudde"
Dialogue sur l’Eveil
La matière existerait-elle
s'il n'y avait la puissance et
la volonté des esprits pour la créer,
la diriger et la préserver?
La quête de la vérité est la seule occupation qui rende l'homme heureux
Aime et tu vivras
Mais aime divinement
et ta joie sera parfaite
n'aime pas à cause de la joie
aime par amour
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Terre et Lune de Jacob Lorber
La Lune 2
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En ce qui concerne la créature humaine sur la Lune, elle est comme sur la Terre, de deux sexes, cependant elle y fut créée seulement un millier d'années plus tard par l'entremise d'un ange, à qui avaient été conférés les pouvoirs respectifs de l'homme.
En fait, quant à la taille, ils ne sont guère plus hauts que deux pieds, et, quant à l'aspect, ils ressemblent beaucoup à vos populations naines des réglons arctiques; ils ont un ventre développé qui doit servir à une double fonction: l'une, à la digestion des aliments au moyen de l'estomac habituel, l'autre, à recueillir et à conserver à l'intérieur d'un second estomac une espèce de gaz léger qui assure à ces hommes un triple avantage. En premier lieu ce gaz les rend plus légers, et, suite à cela, étant donné qu'en raison de l'absence de bois ils ne peuvent pas se construire de ponts, ils sont en mesure de sauter avec beaucoup de facilité d'une rive à l'autre de n'importe quel fleuve; et si les fleuves sont vraiment très larges, ou bien s'il s'agit ici et là de quelques lacs, ils peuvent agilement passer l'eau en nageant en surface comme les poissons. C'est donc là le premier service que leur rend le second estomac.
Le second avantage consiste en ce que, moyennant l'émission violente de ce gaz, ils arrivent à produire une sorte de bangs au moyen desquels ils s'avertissent réciproquement de leur présence dans les chambres souterraines; en outre ils utilisent ce gaz pour augmenter la sonorité du parler extérieur, qui est certes maigre, au-delà de toute expression; car le parler dépendant de leurs seuls poumons est extrêmement faible et fluet; et même celui-ci est seulement utilisé par l'esprit contraint à l'intérieur du corps de l'homme lunaire à des fins de repentir. Le vrai sélénite, ainsi que vous l'appelez, a par principe horreur de ce langage, mais quand l'esprit va en s'améliorant peu à peu, alors l'âme du sélénite s'attache à cet esprit d'homme terrestre qui demeure en elle pour s'améliorer, et il arrive à la fin que l'âme du sélénite s'assimile à l'esprit repenti, pour former ensuite totalement une seule chose avec lui. Un tel état se résout enfin avec la mort, du moins exempte de souffrance, du corps du sélénite.
Un troisième avantage de ce gaz à l'intérieur du second estomac est que, au moyen de le fréquente émission du gaz, ils arrivent à adoucir la température de leurs cavernes souterraines durant la dure période de la nuit. Or la chose se déroule de la façon suivante: Comme les cavernes qui leur servent d'habitation ont presque l'aspect, ou mieux encore, vues de l’intérieur, sont effectivement creusées au point de ressembler à une grande cloche tronquée, mais dont l'entrée est pratiquée en montant du fond et en communiquant avec l'extérieur au moyen d'une sorte d'échelle, il arrive que ce gaz léger expulsé s'accumule à l'intérieur de ce creux en forme de cloche impénétrable à l'air, et rend supportable le température du milieu en empêchant l'afflux libre de l'air atmosphérique extérieur pesant et extrêmement glacial; ce dernier est assimilé par le gaz léger mentionné, seulement dans la quantité strictement nécessaire à la vie physique. La même fonction est accomplie par ce gaz du second estomac durant les périodes du jour insupportablement chaudes, au cours desquelles les sélénites doivent également s'abriter sous terre, avec la différence seulement que ce gaz, sous l'influence du véritable estomac de la digestion, est converti en une sorte de fluide oxygéné rafraîchissant qui, émis plusieurs fois par le second estomac, sert à protéger leurs demeures en forme de cloche contre l'afflux de l'air extérieur brûlant. Cela est donc le troisième service que leur rend alors le second estomac, en tant que réservoir de gaz pour ainsi dire.
Une autre particularité de ces êtres humains est d'avoir des yeux à double fonction; la première est celle de la vision, comme pour les vôtres; la seconde par contre consiste en ce que leurs yeux servant d'appareil d'éclairage dans leurs ténébreuses habitations, propriété qui se rencontre aussi sur la Terre autant chez certains animaux, qu'en certaines régions chez les hommes eux-mêmes, et précisément parmi ceux qui ont la pupille rouge, comme par exemple chez les albinos. Un autre don particulier à ces sélénites est leur ouïe on ne peut plus fine, grâce à quoi ils peuvent percevoir le bruit le plus léger avec beaucoup de facilité même à des distances considérables; c'est pourquoi le pavillon de leurs oreilles est de beaucoup plus grand et plus compact que le vôtre.
En cette race humaine, le mâle est beaucoup plus robuste que la femme; non pas dans le rapport qui existe sur la Terre entre l'homme et la femme, mais bien plutôt dans celui qu'il y a entre un enfant de dix ans et un homme dans sa pleine maturité; pour cette raison, ces sélénites mâles sont envers leurs femmes d'une tendresse extrême, et ils les portent non seulement, comme on a l'habitude de dire, sur la paume de la main, au sens littéral du terme, mais tout bonnement sur les épaules, à califourchon; et c'est pourquoi là, on voit toujours deux créatures humaines aller l'une sur l'autre.
La femme ne doit faire presque absolument aucun travail, et elle est nourrie par l'homme, si bien que ce dernier mastique même auparavant comme il faut les aliments et les passe ensuite de sa bouche à celle de la femme. En dehors de l'habitation elle ne descend pas des épaules de l'homme, sauf en cas d'extrême nécessité ou dans la période de grossesse avancée, c'est-à-dire, lorsqu'elle est proche de l'accouchement.
En toute sa vie la femme n'enfante que deux fois, une fois de Jour et une fois de nuit; cependant elle met au monde toujours quatre enfants vivants et précisément quatre mâles de jour et quatre filles de nuit. Les enfants peuvent aussitôt marcher, et les mâles sont aussitôt habitués à porter la femme. Que sur la Lune les enfants meurent parfois déjà à l'âge tendre est une chose très naturelle, comme elle l'est sur la Terre. Cependant, il est accordé à des esprits étrangers de prendre demeure en eux seulement quand ces enfants sont déjà âgés de cent jours ou plus.
Tous ces sélénites sont doués de la seconde vue, et ils sont instruits intérieurement dans la connaissance de Dieu par l'intermédiaire d'esprits angéliques délégués pour cela, et l'instruction qu'ils reçoivent ainsi des esprits angéliques sert en même temps à instruire aussi les esprits des hommes terrestres qui ont pris demeure dans les corps des sélénites respectifs. De cette façon alors, l'âme du sélénite répare le dommage que l'homme terrestre a infligé à sa propre âme avec sa très sotte frénésie mondaine-terrestre; mais un tel homme qui s'améliore sur la Lune en des circonstances aussi dures en vient à posséder une âme pour ainsi dire rapiécée; et justement pour cela il se distinguera pour toujours des esprits parfaitement purs, et il ne pourra jamais accéder à leurs libres associations et à leurs communautés, mais il devra se maintenir en face d'eux dans la même relation qu'a la Lune par rapport à la Terre, Lune qui d'abord accompagne bien sûr continuellement la Terre, mais ne peut jamais l'approcher comme l'ami approche l'ami.
Les autres esprits par contre, pour lesquels il n'y eut pas la nécessité d'être plongés dans des corps de sélénites en vue de leur repentir, mais qui déjà en esprits arrivèrent à éprouver la plus grande horreur pour la Terre matérielle, sont transférés de la Lune vers quelque région supérieure, et ils peuvent être accueillis dans le Royaume des Enfants au degré le plus élevé de béatitude pour eux; toutefois, monter au-delà de ce degré serait pour eux impossible, parce que leurs facultés et leurs aptitudes ne seraient pas suffisantes pour supporter un état plus élevé; de la même manière qu'il arriverait à un homme encore en vie sur la terre de ne pouvoir supporter et vivre s'il était transporté de l'air atmosphérique dans le très subtil éther.
Vous voyez c'est là le sort des meilleurs parmi les hommes qui sont attachés au monde; car celui qui par Amour pour Moi ne renonce pas spontanément au monde, même si l'élément mondain matériel doit être expulsé de lui en faisant usage de ces moyens contraignants extraordinaires, et cela en raison de Mon Immense Miséricorde, celui-là n'a pas œuvré librement; mais qui n'agit pas librement, agit comme un esclave. Or, qui peut considérer comme absolument méritoire l’œuvre forcée d'un esclave ? Mais quand l'esclave a rempli les conditions qui lui sont imposées, son œuvre a malgré cela autant de valeur qu'en a le pain qui lui est apporté afin qu'il vive aussi, car il a expédié pour ainsi dire avec bonne volonté le travail auquel la nécessité l'a contraint. De tout cela vous pouvez désormais parfaitement comprendre pourquoi de tels êtres ne sont pas aptes à une béatitude supérieure à celle dont peuvent jouir les Enfants au moment de leur passage de la vie matérielle à celle spirituelle, après laquelle eux-mêmes ne sont, ni ne doivent être, autre chose que des esclaves d'une aveugle obéissance.
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