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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 13:04

 


Terre et Lune de Jacob Lorber

 


QUATRE QUESTIONS


QUATRE QUESTIONS

- 3 Juin 1841 -

 

"Ô Père très aimant et sauveur ! Comment T'honorent les habitants de la Lune ? Forment-ils peut-être sous la conduite d'un quelconque chef visible une église ou bien un état ?"

b)

c) "En quelle considération ont-ils notre Terre, et savent-ils que sur celle-ci Tu devins Homme, et que grâce à Tes amères souffrances et à Ta mort Tu enlevas les péchés du monde ?"

d) "Comment notre satellite provoque-t-il l'état somnambulique ?"

 

 

Toutes ces questions peuvent trouver une réponse jusqu'à la dernière lettre déjà sur la Terre elle-même, puisque entre les hommes terrestres et ceux de la Lune, au point de vue spirituel il n'y a pas de différence essentielle, les habitants de la Lune n’étant autres, comme cela vous est désormais connu, que des hommes terrestres sur la voie de l'amélioration, qui, comme tout autre esprit, portent avec eux leurs œuvres. Mais que les œuvres de ces émigrés sur la lune ne soient pas réellement de la meilleure qualité, leur passage ou transfert là le montre déjà plus que suffisamment.

Si maintenant vous voulez avoir une idée des honneurs que ME rendent les habitants des deux côtés de la Lune, il suffit que vous considériez un peu les générations mêmes de la Terre adoratrices du monde, et vous verrez réfléchi comme dans un miroir ce qui surtout constitue l'honneur qui M'est rendu de la part des habitants de la Lune.

Que font ici les nations du monde ? Quel honneur Me rendent-elles et de quel genre est la louange qu'elles M'adressent ? - Ces êtres du monde ne consacrent-ils pas uniquement tous leurs soins qu'à leurs armoires et à leurs coffres-forts ? - D'autres au contraire se fatiguent à penser quels aliments succulents ils doivent se faire préparer pour les chasser ensuite en bas dans l'estomac qui devient alors une véritable usine de la mort. D'autres encore s'inquiètent pour avoir une splendide maison bien meublée et décorée, avec des sièges et des divans commodes, de magnifiques tables et des lits on ne peut plus moelleux, pour pouvoir d'autant plus facilement et en toute commodité y paresser dessus de jour et de nuit, en faisant bien attention pour que leur ami l'estomac, qu'ils aiment d'un amour passionné, n'ait pas à en ressentir quelque nocive pression, ou bien, terrible chose, peut-être tout bonnement quelque contusion un peu douloureuse. Ces amis de l'estomac ont ensuite aussi une terreur sacrée des rayons solaires, chose pour laquelle une autre préoccupation constitue pour eux à empêcher que trop de lumière du soleil n'entre dans leurs salles à travers les fenêtres, qui, à cette fin, sont munies de toutes sortes de tentures et de draps. Oh, ne vous apercevez-vous pas que de semblables hommes ont déjà ici une vague analogie avec les difformes habitants des cavernes lunaires qui, puisqu'ils ne peuvent plus s'édifier des habitations luxueuses et ne sont plus en mesure de couvrir leurs fenêtres de chiffons, fuient devant les rayons du soleil en se retirant dans leurs tanières où ils demeurent eux-aussi jusqu'en fin d'après-midi, pas autrement que ne le font sur cette Terre les jouisseurs de la vie commode, qui, sortent de leurs chambres montent dans des voitures bien rembourrées et munies de bons ressorts pour faire du mouvement ô combien opportun, selon leur avis pour protéger la santé du corps. Et il y en a encore d'autres sur cette Terre qui ne connaissent pas d'autre occupation vraiment importante en dehors de celle des affaires usuraires avec de l'argent et avec des marchandises ; et il existe ici une autre classe qui ne pense à rien autre qu'à se parer des plus diverses manières, ce souci particulier au sexe féminin qui s'y consacre avec une grandiose ferveur et avec l'honnête intention d'éblouir quelque jeune inexpérimenté et de le tromper comme il faut; car, si une jeune fille connaît sa vraie valeur intérieure, et sur la base de celle-ci aussi la valeur du prochain, demandez-vous à vous-mêmes si elle aussi trouvera ainsi nécessaire de se coiffer et de s'orner de pareille manière pour entraîner quelqu'un dans la duperie au moyen d'elle-même, et si elle voudra faire, elle aussi, comme les juifs, qui polissent et astiquent un vil métal quelconque afin de le vendre aux fous pour de l'or ! - Je peux vous le dire: elle ne fera pas ainsi, car elle sait très bien ne pas être de l'or faux, mais pur, et alors il faut non un fou mais un connaisseur afin qu'il reconnaisse sans retard l'or pur pour tel, et qu'il en fasse l'acquisition au juste prix. Et voilà: Je pourrais vous citer encore une quantité de semblables adorateurs du monde; mais cela n’est point nécessaire pour éclairer la chose.

Vous savez comment J'eus à dire autrefois, qu'il ne faut que personne ne se préoccupe s'il aura à manger et à boire, et de même s'il aura de quoi recouvrir son corps, mais qu'il suffit qu'il s'adonne seulement à la recherche de Mon Royaume et de Sa Justice, laquelle correspond à Mon Immense Amour pour ceux qui également M'aiment de toutes leurs forces, comme Je les aime. Mais quel aspect ont alors les honneurs à Mon égard de la part de ces hommes de cette Terre, dont l'espèce la meilleure emploie en moyenne vingt trois heures par jour aux soins de leur corps, et s’acquitte envers Moi avec une maigre petite prière, et même celle-ci plutôt en passant ! – Cela s’appelle-t-il peut-être chercher le Royaume de Dieu ? - Je vous le dis les grenouilles dans les marais et les taupes dans les trous du terrain pourraient à cet égard très bien vous servir de maîtres et d’apôtres; car, en vérité, la grenouille coasse la plus grande partie du Jour dans le marais, dans sa Joie de percevoir en elle la vie, et ainsi inconsciemment Me loue dans sa coassante allégresse; et la taupe à l'intérieur de la terre ténébreuse discerne et creuse ses voies, et son travail et sa paix silencieuse sont un muet cantique de louange qu'elle élève continuellement vers Moi, Son Créateur.

Mais l’homme, pour qui J'ai tout créé, pour qui J'ai fait tant de choses immenses, que Je fais encore et que Je ferai toujours; l'homme pour qui au contraire J'ai les soins les plus grands et les plus incessants, car Je lui consacre toute Ma Sagesse et tout Mon Amour en mesure beaucoup plus large que ne serait capable de le faire même un époux très amoureux à l'avantage de sa propre épouse tendrement et ardemment aimée, CET HOMME trouve durant la journée à grand-peine une heure à Me consacrer, et même celle-ci comme une cuisinière négligente, qui souvent, sans faire absolument attention, jette le sel dans la soupe d'un geste routinier, ou bien veille à son geste seulement ce qu'il convient pour pouvoir affirmer avoir salé la soupe, indifférente que celle-ci se révèle ensuite au palais comme une mixture de mauvaise eau sans huile et sans sel ! - En vérité Je vous dis que moyennant de semblables démonstrations d'honneur votre Dieu n'en devient point plus gras, et avec cela votre vie elle-même ne se fortifia pas plus que celle de vos crucifix de mur et de paroi sculptés dans le bois, qui matériellement vous montrent le misère de la façon dont vos honneurs et vos services divins ressemblent à ceux des Juifs. Or ceux-ci ont au moins fixé le Vivant sur la croix, tandis que vous pour faire comme eux vous seriez de très loin trop paresseux et trop tièdes, et c'est pourquoi vous vous contentez que quelqu'un vous offre à la vente un crucifix déjà bel et bien prêt ; lequel ensuite est parfaitement apte à recueillir à ma place les atomes de votre adoration. Oh, sots ! Vous honorez la forme de bois, de pierre ou de métal, comme, le chien honore la borne que son prédécesseur a déjà flairé, et vous pressez vos lèvres sur le bois, quand en plus vous avez marmotté un soi-disant Notre Père et un Ave Maria, ou bien quand distraitement, bien pomponnés et avec un livre de prières aux tranches dorées en main vous avez passé peut-être une heure dans une église faite de pierres et remplie de sculptures; vous croyez alors M'avoir servi et honoré au-delà de toute mesure; sots que vous êtes ! Pensez-vous peut-être, que Je Me trouve dans le bois ou dans la pierre ou dans le métal, ou bien en quelque autre vaine sculpture ou gravure sorties des mains des sculpteurs et des graveurs, des tourneurs, des serruriers, des forgerons, des maçons et des peintres ? - En vérité Je vous le dis: Si tous les adorateurs de ce genre ne changent pas d'opinion sur cette Terre, ils devront un jour s'apprêter à fréquenter pour un bon moment l'école de la Lune; et là, parmi de grandes peines et fatigues spirituelles, et bien souvent aussi corporelles, ils devront expérimenter à leurs propres dépens que le Dieu Vivant n'a absolument aucune satisfaction en cette espèce d'honneurs insensés, qui sont bien pires que ceux des païens aveugles, car ceux-ci, si ce n'est pas par amour réellement mais au moins par crainte, offrent à leur idole un sacrifice sérieux, là où vous M'honorez, Moi le Dieu Vivant, comme si Je n'existais pas, ou bien comme si Je Me trouvais vraiment seulement dans le bois, ou bien, dans le meilleur des cas, comme si J'étais une fouace de farine, que ce soit cuite ou deux fois cuite.

Si maintenant vous voulez savoir en quoi consiste la vénération de Dieu chez les habitants de la Lune, tant du côté spirituel que du côté physique de ce corps céleste, Je vous dis que cette vénération ne consiste là en rien autre, si ce n’est que les hommes seulement progressivement y apprennent en quoi consiste la véritable adoration de Dieu ; et par l'effet de cet enseignement ils commencent ensuite à adorer Dieu en esprit et en vérité, et précisément en eux-mêmes mais non pas comme vous, seulement une heure par jour, et encore celle-ci généralement on ne peut plus tièdement près du bois et de toutes autres sortes de choses stupides et données pour spirituelles. En outre la vénération de Dieu en ce que, ceux qui sont en ce monde ont eu pendant vingt trois heures par jour des soins démesurés pour leur propre corps, doivent apprendre là à se passer pendant longtemps de telles douceurs corporelles très raffinées; ils doivent se sacrifier jusque dans les fibres les plus intimes de la vie, ils doivent tout attendre uniquement de Moi et reconnaître continuellement comme vivante la foi réelle, bien souvent avec la hantise d'épreuves multiples parmi les plus lourdes; mais pas comme vous qui, ou bien n'avez absolument pas de foi, ou bien lorsque quelqu’un d’entre vous en a quelque peu, celui-là M’embrasse Moi, le Dieu Vivant, avec la même très rare confiance que celle avec laquelle il embrasse un crucifix de bois mal travaillé.

Ayant donc avec cela obtenu une réponse à la première question, la seconde se trouve résolue d'elle-même; parce que, là où Je Me charge de l’enseignement soit extérieurement au moyen des anges délégués pour cela, soit intérieurement par Mon action immédiate, là il n'y a plus besoin d'aucune autorité supérieure, ni ecclésiastique, ni d'une autre espèce; et même vous, de ce que Je vous dis, vous pouvez tirer la conséquence que celui qui M'a pour Maître peut avec beaucoup de facilité se passer de tout autre maître, quel que soit son grade, particulièrement quand le maître supérieur est d'or plutôt que spirituel.

Et ainsi donc, tout le monde lunaire ne constitue rien autre qu'un état de correction spirituelle sous Ma direction exclusive. Selon cette doctrine intérieure sont élevés leurs enfants, et leur seul besoin est l’amour, et par dérivation de cet amour la foi tirée de l'enseignement des esprits, que Je suis un Homme et que J’ai corporellement pris la nature humaine sur le monde dont ils proviennent originairement, afin de béatifier tous les hommes non seulement de la Terre et de la Lune, mais bien aussi pour rassembler dans leur espèce tous les autres dispersés dans les espaces sans limites sur d'innombrables corps célestes, et dans le but d'édifier aussi pour eux une demeure permanente sous la croix de l'amour. Voilà: ceci est tout ce qui concerne la religion et l'adoration de Dieu sur le monde lunaire.

Et justement pour cela, là-bas, les hommes doivent porter alentour leurs femmes, afin qu'ils puissent être guéris de la sensualité charnelle, moyennent le poids de la femme pesant continuellement sur eux. En vérité Je vous le dis: il faudrait qu'un Régent de cette Terre prescrive dans son Etat à tous ses sujets ayant des inclinations libidineuses, comme devoir absolu, dès lors qu'un tel voluptueux eut pris son propre plaisir avec une jeune fille, de la porter ensuite pendant une année entière sur son propre dos, avec l'obligation de la garder ainsi jour et nuit, que ce soit couché assis, debout sur pieds ou bien en marchant ; sans aucun doute pendant ce temps il deviendrait réellement rassasié de la voluptueuse chair; comme enfant gourmand qui après s'être gavé de miel qui lui a détraqué l’estomac, et qui après guérison a plus peur du miel que de l'aiguillon de l'abeille. Certes tout cela est dit seulement pour un témoignage plus évident des conditions existant sur la Lune, et ce ne peut être appliqué à la Terre où l'homme est en possession de la plus absolue liberté, car la punition crée pour un certain temps des conditions meilleures et de l'ordre dans la chair; mais avec cela il n'est pas dit que l’amélioration et l'ordre se reflètent aussi sur l'âme, et encore bien moins sur le libre esprit; ce pour quoi ce procédé sur la Lune est à considérer non comme une punition mais bien plutôt comme un acte bien minime d'amour tendant à l'amélioration de l'individu.

La question : Qu’est-ce que les habitants de la Lune estiment qu’est la Terre, devient superflue après ce qui a été exposé ici; car les habitants qui, en raison de leur séjour sur le côté de la Lune tourné vers la Terre, pourraient avoir vu cette dernière, sont des esprits ; et pour cette raison ils ne peuvent avoir vision de ce qui est matériel sinon que par l’entremise de correspondances spirituelles; ceux au contraire qui demeurent sur la partie opposée ne peuvent en aucun cas jamais voir la Terre, et ils ne la connaissent que par les voies spirituelles.

En ce qui concerne la dernière question, votre pensée est tout à fait erronée si vous estimez que c’est la Lune qui produit le somnambulisme; ce phénomène au contraire se produit seulement durant le période de pleine lune par l'effet de l'augmentation de la puissance du fluide magnétique terrestre lui-même; c’est pourquoi lorsque la Lune se trouve sous l'influence directe du Soleil, la lumière solaire repousse pour ainsi dire à nouveau le fluide magnétique de la Lune à la Terre, de sorte que celle-ci en est complètement saturée. Alors dans ces conditions les individus dont le sang pour diverses raisons contient de très grandes quantités d'éléments métalliques, que ce soit par l'action de l'eau, de l'air ou du genre d'alimentation, ont en eux la capacité naturelle, en tant que bons conducteurs, d'attirer justement le fluide magnétique qui, comme nous l'avons vu, reflue sur la Terre.

Quand leurs nerfs se sont ainsi saturés, et pour cette raison, ils commencent à peser sur l’âme et à l'opprimer, alors l'âme se réveille, ou bien, mieux encore, se libère des liens qui la tiennent enchaînée au corps, et elle tente d'échapper à l'oppression que ce dernier lui occasionne.

Mais, outre cela, l’âme possède un esprit nerveux tout à fait particulier, qui en premier lieu a une très grande affinité avec le fluide magnétique, et en second lieu est très intimement uni à l'âme qui justement au moyen de cet esprit nerveux se tient en relation avec le corps et correspond avec le corps. Lorsque, ensuite l'âme veut échapper au poids qui l'opprime, elle réveille donc l'esprit nerveux intimement uni à elle, et celui-ci naturellement réveille le corps; et alors ce que l'on appelle la promenade somnambulique se déroule comme si trois hommes liés entre eux avançaient l'un derrière l'autre; toutefois l'esprit reste dans l'âme, raison pour laquelle aussi elle vit. Ensuite lorsqu'un semblable somnambule tourne son visage vers la Lune et parfois monte sur les toits et les clochers, cela arrive parce qu'il est poussé à s'élever de la zone terrestre plus basse, surchargée de magnétisme, afin de diminuer l'opprimante surabondance du fluide, et à pouvoir ainsi redonner au corps la faculté d'accueillir et d'abriter à nouveau sa propre âme en compagnie de l'esprit moyennant l'esprit nerveux. Lorsque le corps est redevenu libre l'âme au moyen de l'esprit nerveux le ramène à l'endroit d'où il s'est déplacé, et seulement alors elle se réunit parfaitement à lui. Naturellement l'âme n'a ensuite aucune connaissance de cet état, parce qu'elle ne possède pas de mémoire; mémoire qui est considérée faussement par les philosophes comme une faculté de l'âme, alors que l'âme au contraire sait seulement ce qu'elle voit à un moment déterminé, et le souvenir de l'âme quand elle est dans le corps n'est pas autre chose qu'une contemplation répétée des impressions naturelles correspondantes transmises à l'ingénieux organisme du corps et prises en charge par celui-ci, contemplation à laquelle elle est éveillée et incitée certes seulement par l'esprit, au moyen d'innombrables formes correspondantes dont, lui, l’esprit est le porteur.

Et maintenant vous savez tout, sauf la véritable essence du fluide magnétique lui-même. Cependant, ce qu'il est et en quoi il consiste, ce ne peut être rendu plus accessible à votre intelligence avec seulement quelques mots; car, en quelques mots par la voie du savoir il vous serait très difficile de le comprendre, et d'un autre côté pour de nombreuses paroles vous êtes déjà trop fatigués. Attendez-vous donc pour la prochaine occasion à cet égard à un supplément qui ne sera absolument pas insignifiant, avec lequel seulement alors cette œuvre pourra être considérée comme achevée, pour aujourd'hui donc, Amen !

C'est votre Père qui vous le dit ! Amen.

"Comment élèvent-ils leurs enfants ?

"

Par estaran - Publié dans : SCIENCES NATURELLES - Communauté : Un oeil positif sur la vie...
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